je te veux à la corde

accomplie

petite idée foraine
en ligne de fuite

ma racontée
comme on revient de l'été
rassasiée de ces jours bleus de Manche

ton accolade somnambule

dicte en nous tout ce qui reste
à perdre

tel un troupeau monstrueux
dans son dévoilement
la course folle de nos pas
aux pieds imparfaits
le long chemin de vérité
que nous prenions à la légère
la pluie à l'opinion confuse
qui ne sait que faire de son fleuve

tu prends l'eau pour un autre demain
mais c'est déjà hier
de l'autre côté
et tous tes mots s'écrivent vers la mer