je ne sais de misère
que cette bête en moi
moribonde acharnée
errant au plus profond
mais qui recherche au bord
tapis là aux abois
une chaleur docile
la douceur de ce bras
d'autres ailleurs
peut-être

et tout est caché là
qui tourne tourne en rond
dans les formes fragiles
aux épluchures du temps
et les accents du corps

je ne sais de misère
que cette bête en moi
moribonde acharnée

et ne sais
de nous deux
ni par quatre chemins
ce qui va
fort ou pas
et la retient encore