octobre fervent
ton vent bavard est vain
qui suspend l'élan du monde
au clou de nos poitrines
à l'incertain

entends ce train qui passe
les loups hurlants sous les sapins d'argile
nous qui n'avions pour avancer
que nos pieds et nos rêves
l'avons nous seulement entendu s'en aller

tous les chagrins de gare
ont le même refrain
l'automne est sur nos lèvres
mon époque c'est toi

octobre