que tu n’ailles point
d'une épaule violente
rompre la baie furieuse
de nos histoires anciennes

ce qu'il reste de nuit
les odeurs de l'enfance
et cette route ouverte
sur un ciel en bataille

contre poème
bon cœur
isole ce qui peut l'être
essuie ta peine
au tablier du temps
celui des retrouvailles

si les yeux singuliers
qui t'ont vu naître
s'obstinent au rivage
qu'au tiède azur tu consentes
enfin abattre la muraille
et faire briller au fond des tiens
les lumières du grand large