j'emporterai
ces images aux aguets
à ce bois de lisière
qui roule sur les mots
ceux des dernières fois

chevreuil d'acier
autant d’ardeur
le trépas sous nos yeux
comme un lieu d'évidence

palissade funeste
un râle monte en toi
et d'un ultime souffle
bondissant sur tes planches
un lourd silence de juin
et des cloches muettes

le pain avait la bouche pleine
condamnée à l'étreinte
dans le sang et la chair
sur nos lèvres soumises
bien trop de peine
pour pouvoir y goûter