au comptoir des mots
un ami que j'ai su
m'a dit d'autres nuits

je t'ai connue de ce temps recouché
les bords doux à déboire
l'embouchure périlleuse aux mains de la nécessité
ce premier cru qui pousse la lumière

à la même enseigne
loger ce besoin de tout
de toi
les lents instants d'eux-mêmes
aux confins non avenus

la chute d'un ciel à oublier
toi de mon cœur
retournant au silence

toi