porteuse continue aux fantômes de vent
les palanquées anciennes aux baisers éveilleurs
nous font de belles nuits d'épaules

Ô toi qui ensorcelle comme vin de tempête
le squelette glacé des plus hautes futaies

après les coups de côte et de misère
ramassée sous le pli des tropiques lointains
la houle furieuse fait de ton nord
un rêve boréal aux limbes lumineuses

un souvenir de zénith inachevé
qui inquiète notre cahier de sommeil

boreal