à vivre la poésie serrée
comme une fête immobile
leurs rêves ont pris quelques roues d'avance

partout
partout des morceaux de ciel
entre leurs mains d'hiver

posée là
devant la porte
chante la langue du départ

le chien indifférent
qui se veut sage
à la ruse des vents

comme une grâce en devenir
tout un fourbi de vie
qui dort à même leurs pans de nuit

....à Lou et Lydie Romanesco