huis-clos
Par ez le dimanche 30 janvier 2011, 00:58 - Vers libre - Lien permanent
debout parole
dernière
pendue à la corde
haut lieu dressé
de pauvres points
au clôt des choses
parole basse
loisible cendre qui cerne
du lointain boisé
les indécis dessous
là
juste au bord de l'eau
la lune au repli bondé
a lié l'aube au bleu
parole
bien trop lasse
à l'indicible échu
les noces fendillées
ont l'âme en lai
belle errante des au-delà
parole aux immortalités
laisse ta peau ici
debout parole
aux simagrées de l'âge
l'œil nuit
passe au tamis
le sable des litanies
Commentaires
un poème comme un battement de cloches tantôt glas tantôt matines
une parole donc à portées variables sur fond de nature
Le charme irrésistible des images invoquées porté par la maîtrise des sonorités
Un huit-clos existentiel et parfait parce que si la parole est prisonnière le vers libre aspire lui à la révolte (debout parole!) contre le temps et l'illusion ...