Cérémonie
Par ez le mardi 7 septembre 2010, 13:06 - Prose - Lien permanent
Dans l'ordonnance du jour à la grande ruée des terres il y a comme une
contradiction. La fougère déracinée ouvre les portes du matin. Elle se souvient
de la lumière résignée qui ne tâche plus. L'arbre écorché par l'allant de la
harde lui promet une lisière d'étreintes au bois de velours.
Cérémonie d'audaces primitives, défis et langueurs en arabesques rauques
conduisent les idylles à l'hystérie de la joute, l'amour jusqu'au malentendu
des corps.
Au soir rassasié de légende l'heure est à l'ordre, à la semence.
Les cicatrices précieuses d'octobre renoncent à rougir.
Même la mort sait la beauté prochaine.
« Le merveilleux aime à s'enfermer. De toute évidence pour que le
poète écoute aux portes. »
Commentaires
aux lisières lointaines les cerfs ont brâmé
et que j'aime ô saison que j'aime tes rumeurs
les fruits tombant sans qu'on les cueille
le vent et la forêt qui pleurent
toutes les larmes en automne feuille à feuille
les feuilles qu'on foule
un train qui roule
la vie s'écoule
Guillaume Apollinaire
là Guillaume ici Eznogood deux poètes
même sensation même ineffable nostalgie pour le lecteur