Tailleur de nuit
Par ez le jeudi 2 septembre 2010, 11:29 - Vers libre - Lien permanent
flagrante
désenchantée à peine
à la croisée des effusions faciles
la lune porte en filigrane
un regard de cendre
préparé au delà de l'index
elle cache son goût du soir
où s'abîment les gris de la Seine
se défait du jour qui habite ma page
attentive
au méandre de trop
elle taille au frimas famélique
son premier ourlet
à l'envers de l'été
Commentaires
Un voile qui se soulève sur ce basculement de nature, de saison, d'univers, et quel merveille de titre : Tailleur de nuit
j'ai cherché le juste qualificatif pour cette création ; je crois que "habité" conviendrait puisque déjà elle me hante