oisif
ivre à nu
de nous séparé
charrier le vent naïf

varier le chant
au discours résiduel

dans la perfection simple de la voix
combattre l'épiphanie légendaire du verbe
la longue causerie souple
à la demi mesure vertueuse

d'une poésie noire
celle de l'évidence
à l'encre renversée
préserver le solstice du sol d'oubli

poésie du souffle
primaire et définitive
navrée de la page cursive

suspendre
la réticence des corps
au charnier du temps

aux méridiennes de pierre
où s'étalent
immuables
le métal en arabesque
l'époque des méandres

dire autrement
le long talent latent

ne plus écrire alors ...


A cet autre moi même

''Quand j'irais nu couchant la terre
La lèvre dure et désuète
Au doute en proie sans peau de bête
Ouvrant la bouche de l'hiver''