J'irai boire l’eau de la mer à Gaza
Par ez le dimanche 30 mai 2010, 09:35 - Vers libre - Lien permanent
étrange ère
attardée sur un sol d'enclave
idéal abhorré aux mœurs invisibles
j'ai enroulé ma nuit à ton huis clos calcaire
aux vieilles épées
la myriade d'exceptions devient un art majeur
une illusion de peau qui se défait du jour
et laisse des vestiges au ban des effusions
petite fiancée du monde
jette ta polyphonie hostile
libère la terre trop étroite
il se dit tant de choses tristes et banales
hantée par un bleu menstruel
l'histoire féconde à nouveau le désert
au seuil du grand cycle elle rejoint son purgatoire oblique
la route sanguinaire se fait des idées neuves
dans cette antiquité hétéroclite
une impression raconte le silence
et nous parle de toi
Commentaires
tu le sais, j'approuve cette poésie d'actualité du fond du coeur sans parti pris et pourtant emplie d'émotions contradictoires avec de sublimes vers :
j'ai enroulé ma nuit à ton huis clos calcaire
une illusion de peau qui se défait du jour
et laisse des vestiges au ban des effusions
il se dit tant de choses tristes et banales
une impression raconte le silence
et nous parle de toi
R E S P E C T S
le sujet est sensible mais délicatement traité par un poéte témoin de son temps
//la route sanguinaire se fait des idées neuves//
hélas, la nature humaine ne connait pas le chemin de la sagesse et tolérance reste un mot banni du royaume extrémiste Cela ressemble - de part et d'autre -plus aux enfers qu'au purgatoire
c'était en 2008 déjà
vous nous faisiez pleurer avec Ville
...Pays en guerre, perdu de vue, impasse hélas...
et aussi "Il attend que je dise"
et avant
//Dis-moi qui ordonne
au nom du père.//
toutes ces facettes et d'autres traces encore et toujours pas de solutions...