à portée de toi
en ma voix ce visage
rien qui ne lui dise plus autre moi même
qui ponctue et renoue

je ne peux le voir sans l'entendre
l'écouter sans le suivre
le retenir sans l'effacer

au bord de la belle figure
le long des formes blêmes
je tiens ma langue pour mieux apprendre
ces mots qui vont à pied sur des chemins de doigt

l'arpège étroit
adossé aux mains serrées du soir
la discrète infanterie
s'en va prêter l'oreille à ma douleur foraine

et nous tairons alors les mêmes choses.