Fredaine
Par ez le dimanche 28 mars 2010, 17:56 - Vers libre - Lien permanent
moi qui n'aimais que vous
et tout ce temps qui passe
vous qui m'aimiez ainsi
et tout ce temps passé
autant
que vous lointaine
est votre voix
soudaine et lasse
qui n'aime
qu' alentour
vous qui m'aimiez
ici au point du jour
l'émoi de mai
pourtant si doux hélas
bien fou celui qui aime
au long cours
autant
que vous lointaine
est cette fois prochaine
ou pour toujours
la même
vous qui m'aimiez
ici au point du jour
moi qui n'aimais que vous
et tout ce temps qui passe
vous qui m'aimiez ainsi
et tout ce temps passé
bien fou celui qui aime
sans retour
Commentaires
fou comme un tourbillon
qui aurait perdu sa rime
et qui s'appuyant sur des sensations
nous entraine jusqu'au bord de l'abîme
une fredaine plutôt classique sur le thème mais j'ai aimé le mouvement tourbillonnaire, cet écart irrégulier de mots, ces enchaînements osés (toujours - même - moi) et ces sonorités en "ou" qui allient avec simplicité douceur et folie comme souvent en amour
quelque chose ici de l'amour courtois
fou parfois, doux souvent, impossible toujours
beaucoup de mouvements et d'échos dans cette délicieuse fredaine
une fois lu, tout a l'air simple et évident encore fallait il l'écrire ...