L’intranquille
Par ez le jeudi 25 février 2010, 19:58 - Vers libre - Lien permanent
puisque le silence ne mène nulle part
reste là nue hors d'haleine
posée sur la carte
notre falaise semble un sphinx ignoré
son pli échauffé par le même été
glacé par le même hiver
porte la nuit sinueuse
au sursis de craie blanche
reste là nue
sournoise
à mon trousseau de rêves
il n’est rien qui puisse aller à ta rencontre
si ce n’est la brise là-bas
qui continue à marcher le long de nous
Commentaires
un rivage entre deux mondes
surtout, se laisser imprégner ...
// reste là nue
sournoise
à mon trousseau de rêves//
tout est déchirure et pourtant on te lit et tu nous lies
à cette poésie intime qui élargit nos horizons
comme une marée impérieuse cette "intranquille" nous inonde :
spiritualité et sensualité que la nature inspire et qui révèle celle de l'homme...
encore et toujours l'authentique poésie
Du côté de l'Aiguille sur la Manche... le mouvement perpétuel ... c'est l'image qui a surgie spontanément à la lecture de cette Intranquille et puis ensuite m'est montée aux yeux une sacrée sensation de distance infranchissable
Vous plantez là un paysage double face qui ne peut laisser indifférent