laisse tes pas dans les miens
et ce qu'il faut de patience derrière la porte
les mots d'absence aiment les voyages

sans doute es-tu d'impossibles raisons
revenu pour ne pas devenir

peut-être, encore, es-tu
cet improbable unique aux lèvres vierges
coupant le large en deux

sois à mon coeur
une manière de langue

cette grande ruée du jour
sur la haie vive et l'arbre sec

dans cet arrière monde aux tables brisées
il te faudra mendier les lacets de la poésie
pour soutenir le regard des vastes lointains oubliés

que les autres t'entendent comme un seul homme
dangereux lecteur que je n'avais pas prévu

toi qui me prends dans ta bouche