à la pointe du A
Par ez le lundi 8 février 2010, 11:26 - Vers libre - Lien permanent
Je porte l'amertume
silencieuse comme une entaille à la pointe du A
toute mouillée d'un rien
qui jette mes yeux entre gouffres et draps.
A l'insu de l'intime
je perpétue la rumeur de sa blessure
dans l'épaisseur tendue de peau blanche.
La main droite oubliée de minuit
extirpe les prémices de ce corps barbelé.
Elle usurpe mon abondance
à la forge des reins,
ourle la nuit d'un reste d'imposture
où patientent encore les cernes d'espérance
de nos confins ingrats.
Commentaires
A comme amertume certes, mais aussi comme amour, angoisse, anathème, aphrodisiaque etc etc
ici chaque mot a sa place chaque image plusieurs facettes
//La main droite oubliée de minuit
extirpe les prémices de son corps barbelé.//
du travail d'orfèvre encore et toujours
de quoi électrochoquer les neurones
sans jamais en avoir l'air