Manhattan transfert
Par eznogood le mardi 15 décembre 2009, 19:30 - Vers libre - Lien permanent
de son bleu maternel la nuit dit qu'il est l'heure de réunir la sève et le
sang
l'heure de la loi mosaïque qui relie à l’unisson du réel
les trésors du nouveau et de l’ancien
l'heure d'apprendre l'intraduisible langue qui pousse la roue de la
durée
sa flamme d'intérieur nous parle de si loin
je vais la haïr de ses sous entendus
comme un pretexte à réunir les draps
pour que la peau et la lumière se découvrent
la fugitive surgira enfin au milieu de nos extrémités belliqueuses
la rue entière comme un édifice absolu de cette promiscuité
effrénée
résonnera du mythe de l'errance
à pas tenus
toujours trop tôt
demain sera ce livre de faillites aux embouchures amnésiques
ce pèlerin désoeuvré à l'écriture posthume
qui perd une blessure au bout de mes lèvres
elle me dira alors comme tu l'aurais aimé
Commentaires
comme toujours, ça envoie grave
//la rue entière comme un édifice absolu de cette promiscuité effrénée résonnera du mythe éclaté de l'errance//
peut être un chouïa trop lourd d'adjectifs à mon goût
mais de "à pas tenus" à "lèvres" s'exprime le pur génie
quand tout le reste est talent