Le grand marché
Par ez le mercredi 18 novembre 2009, 16:11 - Vers libre - Lien permanent
Comme une plaine vide
le faubourg remonte les corps de la nuit.
Les restes prostrés de l'horizon
assemblent un art nouveau.
Au bord de mes yeux, épaves et pavés
jettent les rubans d'une sueur toute neuve
Le juste présent regarde les aiguilles nues,
les bouches sur la planche au pain de longue haleine.
La gracieuse épopée de ces ventres nubiles,
la souffrance sacrée des mères à volonté,
l'arbre du voyageur et le verbe qui ment,
d'autres mains de naufrage au merveilleux païen
l'écume du vendredi qui se met au grand jour.
Tout ce qui rit dans cet universel fétide
s'éprend d'une fraternité audacieuse.
Commentaires
que dire ???
//les bouches sur la planche au pain de longue haleine//
rendre leur parfum aux mots
//Au bord de mes yeux, épaves et pavés
jettent les rubans d'une sueur toute neuve//
ouvrir une nouvelle voie au regard
//la souffrance sacrée des mères à volonté//
dévoiler la force émotionnelle
un grand marché que seul le talent et l'humanité de la plume embrasse ...
Je me souviens de ton Ramdam de Queshua de Mona Lisa Limite état (entre autres) et voila que tu nous offres ...
une visite guidée et talentueuse du faubourg et de cette fourmillière urbaine exposée vulnérable cruelle aussi
Je garde ta plume pour voir dans une perspective différente ce grand marché et aborder lucide cette "fraternité audacieuse"