Ma langue polyglotte fait couler beaucoup d'encre
qui parle d'incrédules aux pensées éventrées
du mec plus ultra encensé de naissance
à ce sauvage heureux d'une césure épique.

Je cherche qui se prend pour moi
et cache son nom sous un toit de chagrin,
qui rend toute intimité délurée
et l'invincible infirme.

Dedans dehors
je veux les bouches pleines
le bel organe tombé des nues,
cet alphabet d'étoiles comme un caprice de boulevard
où la rumeur se pend aux voûtes palatines.

Je cherche du chevalier,
la charge souveraine et le métal fiévreux,
ce dormeur essentiel qui rumine le verbe
aux endroits féroces de la nuit
sa volonté de paresse qui ment effrontément

ici bas,
l'or des fous
le glorieux absolu
et sa veuve joyeuse
consomment leur défaite
et portent le coeur éculé à l'enclume.