Octobre fantasque s'escrime à l'unisson.

Comme un compliment arrondi
sa main dépourvue d'hiver a rompu
le cercle attentif des frondaisons ultimes.

Au grand livre universel des combinaisons
le solstice fébrile s'est déchiré le plexus
au bord de l'extrême septentrion.

Dans sa fulgurance il a oublié de changer d'heure.

L'arbre ne veut plus lier son destin
à un sous ensemble muni de lois internes.

Les siècles lui ont appris à se méfier
d'une interprétation par trop géométrique de l'agonie
avec la feuille comme variable aléatoire.

Vertige du déclin, chute promise,
l'ambition unique d'être dans le vent ne fait plus recette,
question de style sans doute.

Dans sa démente résilience l'automne
me sustente comme une louve inquiète.

Sa folie douce résonne tel un nocturne primordial
qui m' attendrait au tourment.

Son empreinte carbone au spectre sensible,
fait du mauvais esprit.