Time out
Par ez le dimanche 13 septembre 2009, 08:43 - Vers libre - Lien permanent
Mon opposée
mon premier mai
ma rue fériée aux lèvres fluides
les minutes précieuses
n'ont pas de temps à perdre
tu récites ton urgence discrète
dans un tumulte de paupières et de soie
toi qui te fringues en courant d'air.
Tu caresses d'une paume légère
ta chaude multitude
et t'en vas faire ta nuit diluvienne
en fausses notes de printemps
en tentations de contre bande.
Quel est ce mal au féminin
cette matière invulnérable
que je ramasse dans ta rime
que je consomme
qui me consume
comme un seul homme.
Commentaires
j'ai pensé à la parade, à la manifestation de l'être
mais aussi à l'amibe
ton regard encore une fois dévoile une tendresse une attention particulière pour cette brotherhood, cette humanité qui défile
//Au mois de mai, qui rit dans les branches lascives,
Et tous les billets doux de son amour bavard,
Avaient laissé leur trace aux pages du buvard !//
(Victor Hugo)
il y a les aèdes du porte bonheur et les chantres de la révolution, entre les deux, il y a vous Poète