Mon opposée
mon premier mai
ma rue fériée aux lèvres fluides
les minutes précieuses
n'ont pas de temps à perdre
tu récites ton urgence discrète
dans un tumulte de paupières et de soie
toi qui te fringues en courant d'air.

Tu caresses d'une paume légère
ta chaude multitude
et t'en vas faire ta nuit diluvienne
en fausses notes de printemps
en tentations de contre bande.

Quel est ce mal au féminin
cette matière invulnérable
que je ramasse dans ta rime
que je consomme
qui me consume
comme un seul homme.