Quand sera venu le temps du conditionnel,
et de son messager délirant
dans la nuit élargie je livrerai à mes cahiers de coupures
mon arme secrète, ton abondance.

Quand aucun mot ne pourra plus me distraire,
le vent sans mémoire se lèvera dans ta bouche.

La témérité de ce souffle frénétique et permanent
creusera le silence venant de moi .

Sa morsure habile offrira au loup exténué une meute capricieuse et délabrée .

"apprends moi à tuer, je t'apprendrai à aimer"

Je mènerai alors le pas ouvert, les paupières embaumées
ton impatience à son bourreau de solitude.

Quand je ne saurai plus ce que parler veut dire...