Nue sur la mer
Par ez le samedi 25 juillet 2009, 12:28 - Sonnet - Lien permanent
Nue accablante, dévêtue
Vierge d'écume et de grand large
Laisse ma côte dans la marge
A trop se battre le vent s'est tu.
L'Albâtre saigne le sais tu,
Bien mal armé et trop tard je
Tangue et la vague sous la charge
Coule mon or et sa vertu.
Le ciel est bas, à qui la faute
Au sel, aux draps d'une mer haute
Un chant se perd et meurt noyé,
D'autres sirènes, d'autres visages
Rendront comme un écho mouillé,
A cette épave aux hanches sages.
Commentaires
//Écoute, écoute... Dans le silence de la mer, il y a comme un balancement maudit qui vous met le coeur à l'heure - Léo Ferré Ce n'est rien)
Ce" Nue sur la mer" est un monument classé digne d'une anthologie de qualité et peut rivaliser avec les plus grands chantres de la Mer...
ton deuxième sonnet ayant pour fond d'écran, la mer (plutôt l'océan d'ailleurs...) pour moi, qui ne vit que les pieds dans l'eau, c'est le top... la maîtrise parfaite du roulis, l'incarnation idéale de l'émotion salée comme une larme... Divin !
Vue du Sonnet, ce Nue bien roulé vaut vraiment le coup d'oeil !