Je n'aurais eu de cesse
Moi qui avais le temps
Autant qu'il y paraisse
De partir et pourtant

De vous à moi j'attends
Encore cette sagesse
Qui trouble tout autant
Ma fin qu'elle vous blesse

Lentement je me presse
De vous à moi j'attends
Un avis de détresse
L'annonce du restant

En ce dernier printemps
Autant qu'il y paraisse
Moi qui avais le temps
Je n'aurais eu de cesse

De vous aimer ou n'est-ce
Trois mouvements deux-temps
Qu'une fausse promesse
Il faut rompre l'instant

Mais je n'ai plus vingt ans
Moi qui n'ai eu de cesse
Et qui avais le temps
Autant qu'il y paraisse

Tant et plus. Par noblesse
J'aimerais en partant
Avouer ma tristesse
Je sais vivre et pourtant

Il faut que je vous laisse