Savoir vivre
Par ez le mercredi 27 mai 2009, 16:39 - Vers - Lien permanent
Je n'aurais eu de cesse
Moi qui avais le temps
Autant qu'il y paraisse
De partir et pourtant
De vous à moi j'attends
Encore cette sagesse
Qui trouble tout autant
Ma fin qu'elle vous blesse
Lentement je me presse
De vous à moi j'attends
Un avis de détresse
L'annonce du restant
En ce dernier printemps
Autant qu'il y paraisse
Moi qui avais le temps
Je n'aurais eu de cesse
De vous aimer ou n'est-ce
Trois mouvements deux-temps
Qu'une fausse promesse
Il faut rompre l'instant
Mais je n'ai plus vingt ans
Moi qui n'ai eu de cesse
Et qui avais le temps
Autant qu'il y paraisse
Tant et plus. Par noblesse
J'aimerais en partant
Avouer ma tristesse
Je sais vivre et pourtant
Il faut que je vous laisse
Commentaires
un lai du Maître Troubadour
une belle leçon que ce savoir vivre
étrange comme la forme et la rime rendent ici plus digne et plus noble le sentiment que le vers libre : un côté valse plutôt que blues irrésistiblement entraînant
j'aime beaucoup y revenir