Miserere
Par ez le mercredi 27 août 2008, 08:50 - Vers - Lien permanent
Creuse macapitale aux ombres enferrées
Les bouches à nourrir ont des rêves postiches
Et leurs baisers d'helminthe en rouge et noir s'affichent
Au vestiaire de la peur et des ventres rusés.
Au coeur du fourgon sale où l'antre a son bétail
L'estomac du commun, l'insolence du nombre
Font vaciller la chair au verbe triste et sombre
Qui rentre son oeil noir, sa pauvre âme au bercail.
Et la rame ravale un cri d'humanité
Referme automatique une gorge sans titre
Sa collection hiver de blasphèmes, d'épîtres
Le doute est besogneux, la haine bon marché.
Creuse ma capitale aux ombres enferrées
Les bouches à nourrir ont des rêves postiches
Et leurs baisers d'helminthe en rouge et noir s'affichent
Au vestiaire de la peur et des ventres rusés.
Commentaires
"Miserere" le chant du corbeau :
un poème engagé qui soulève le coeur
et le métro en vers insassiable régurgitant la faim et la peur
avec des 2e et 3e strophes master class et même hors concours...
Dante et ses enfers n'ont qu'à se rhabiller ...point n'est besoin de boyaux éclatés pour nous faire trembler
On en veut d'autres dans cette catégorie pour retrouver un peu d'humanité
Respects
Mijo