Plus loin
Par ez le dimanche 6 juillet 2008, 10:29 - Vers libre - Lien permanent
Plus loin,
pour répondre au seuil nocturne,
l'innocent et le condamné agacent le vent muet
en jetant la lumière des étoiles.
Plus loin encore, là bas,
à l'ombre articulée des persiennes,
on entend ce frisson insistant, du fleuve qui se repose.
A moins que ce ne soit ce long troupeau rétif
que l'on mène à la source au lit défait du jour ...
En chemin,
les vapeurs du songe écorchent les murs,
laissant de sombres graffitis au coin des quartiers froids.
Les émotions obstinément furtives conjurent les courants et les
sortilèges.
Plus loin, toujours,
l'écho de chocs invisibles,
entre les rêves usés ou vides se perd
dans le cortège de remords et de pardons..
Le fin mot de notre histoire est imprononçable.
"Tout ce que je touche a sa moitié de pierre et sa moitié d'écume"
J.T
Commentaires
Les méandres du fleuve vie.
Ici point de rapides, ni d'embâcles,
juste un chuchotement
qui roule et berce et s'écoule
Ecoute ! plus loin encore
et pourtant si proche,
cette palpitation
c'est le monde qui traverse les gués
C'est l'histoire qui invente les ponts
Le Souffle s'est figé. Au loin.
un instant d'éternité
Au fond du mot.
pas mal..et même un peu plus. "Ce long troupeau rétif que l'on mène à la source au lit défait du jour" se déguste en bouche longuement, et colle à l'esprit. Bravo!