Entre-deux
Par eznogood le mardi 20 mai 2008, 09:41 - Pantoum - Lien permanent
Voici plus de mille ans que votre messe sonne
Aussi loin je regarde et je ne vois personne
Rien d'autre que l'effroi vivant au milieu d'eux
Et moi toujours perdu leurs visages hideux
Aussi loin je regarde et je ne vois personne
Ni le secours d'un ange à la terre qui tonne
Et moi toujours perdu leurs visages hideux
Une larme une seule éteignant tous les feux
Ni le secours d'un ange à la terre qui tonne
Aucune main tendue et que dieu me pardonne
Une larme une seule éteignant tous les feux
Je n'y vois que linceuls en réponse à mes voeux
Aucune main tendue et que dieu me pardonne
Peu importe son nom ou si la foi est bonne
Je n'y vois que linceuls en réponse à mes voeux
Point de ciel et l'enfer pour y croire entre-deux
Commentaires
Mysticisme et Doute se lovent dans ce pantoum qui ne pleure pas mièvrement mais où, sous-jacentes, la colère (?) , la révolte (?), l'apostrophe (?), font entendre leurs grincements de dents serrées par la douleur...
Quant au dernier vers... je n'ai pas trouvé de qualificatif adéquat ! j'en ai créé un : apothéosien ou mieux encore apothéolitique