Dragon
Qui dort
Au fond
D'un corps
Recueil
D'orgueil
D'un oeil
Implore

Tout au fond
De l'ennui
Le démon
A grandi
Ni le charme
Et mes larmes
Ma seule arme
N'ont suffit.

Porte malheur
S'est mis en boule
Donnant au coeur
La chair de poule
Un cri de guerre
Claque dans l'air
En un éclair
Court dans la foule.

Déjà l'animal
Se plie et se cache
Goûte un arsenal
De flèches et de haches
Chacune à son tour
Lui parle d'amour
Et porte en retour
Un coup dur et lâche.

Sur le chemin damné
Enfin prendre la fuite
D'une histoire erronée
Des maux classés sans suite
Restent trois grains de sel
Quatre bouts de ficelle
Un souvenir rebelle
Lancé à sa poursuite.

Ma pauvre âme qui se meurt
Ta chair est nue sous la peau
Retrouve une ombre, une soeur
Va, brûle tes oripeaux
Tu trouves la place vide
Ton chagrin, sans fin, morbide
Compagnon des danaïdes
Finit là, comme au tombeau.

Pour te guider dans cette nuit
Aux baisers froids de l'infortune
Se sont levés sans faire un bruit
Une ombre pâle un vent de lune
Et des mots d'espoir par milliers
Sur le miroir ou l'oreiller
Posent un regard familier
Et se dispersent sur la dune.

Mauvais génie, bourreau, plein de remords
Vois cet enfer entends la litanie
Pleurs et prière ...on eut dit une mort
Qui résiste et combat la tyrannie
Des voix modestes échappées des ténèbres
Murmure, effroi sur ces chemins funèbres
Les Djinns rodent encore et te célèbrent
Délivre moi, sois fort toi mon ami.