La fatigue le berce, chaude et tranquille...il la sent s'envoler, violente, des épaules, parcourir avec force ses bras noueux et pénétrer ses mains comme une armée d'abeilles. Ses paumes rougies par la saison résonnent de mille gerbes. Demain sera demain et il faudra partir..., laisser ce soleil, la mélodie du blé, la voix de cette femme qui bordait le repos des heures brûlantes.

Demain le soleil paraîtra de nouveau, mais il aura changé d'air. Ce long départ, je l'ai eu si souvent dans la tête et je le rêve encore...