Dans l'ordonnance du jour à la grande ruée des terres la fougère déracinée
contredit les portes du matin. Elle se souvient des allants de la meute, de la
lumière résignée qui ne tâche plus. La mélancolie de la feuille lui répond et
frissonne d'une étreinte réservée au bois de velours.
Dans la grande cérémonie, défis et langueurs en arabesques rauques
conduisent les idylles au malentendu des corps. Au soir rassasié jusqu'à
l'hystérie de la joute, il est l'heure de l'ordre et de la semence.
Les cicatrices d'octobre renoncent à rougir. Même la mort sait la beauté
prochaine.