jeudi 27 octobre 2011
Par ez le jeudi 27 octobre 2011, 19:50
à mots comptés
débusquer la lumière
à son élargissement
le fief où elle sévit
vertiges en bandoulière
n'être à ce couvre feu
que l'élément premier
d'autres déportations
au plat du jour
la zone libre est une langue mal habillée
plus bas que le silence
les succès damnés
sont à voir cul sec
jusqu'à l'extrémité de l'imprévu
épée de blé ou loi martiale
les ventres désœuvrés règnent sur la bouche absolue
aucun rétrolien
mercredi 19 octobre 2011
Par ez le mercredi 19 octobre 2011, 22:50
j'habite un sensible commun
le radieux désespoir
d'une figure hostile
je ne croyais pas qu'on pouvait voir si loin
jusqu'au bout des yeux se perdre
sans ne jamais partir
le profond édifice commande à l'unité des différences
une ordonnance de toute nécessité
le sang de l'amour aux entrailles de l'universel
boulevard des évasions
la marée ponctuelle comme une usine
inonde la ville qui est en moi
telle une nappe phréatique
elle verse son pluriel majuscule
d'une écriture par contagion cette leçon d'adieux
aucun rétrolien
lundi 17 octobre 2011
Par ez le lundi 17 octobre 2011, 05:23
comme il faisait bon vivre
au socle des vertiges
impatient et avide
à ton cœur partisan de nos apothéoses
j'épingle les guêtres de la nuit
le greatest hit de nos pensées sauvages
comme il faisait bon vivre
mon ange sous le regard bleuté
des ombres aiguisées par nos paupières mi-closes
aucun rétrolien
vendredi 7 octobre 2011
Par ez le vendredi 7 octobre 2011, 05:41
il fait loin
et j'ai fini d'attendre
d'un même matin la digue a su
l'écume d'un autre
où je suis
mon ombre ne me ressemble plus
j'aurais du croire les oubliés d'une saison mal apprise
ces étourdis et leur fourbi de langue
mis bout à bout
les jours ne font plus la semaine
la main où je les tiens
a parlé d'octobre pour ne rien dire
il fait loin
et j'ai fini d'attendre
aucun rétrolien
mercredi 5 octobre 2011
Par ez le mercredi 5 octobre 2011, 04:17
le dedans est au frais des mots
une ombre inconnue
flou comme nos jours
défaillance et illusion
que le réel dispute au récif vulnérable
seule sous le regard précipité de l'obscur
domine la faute de frappe
une figure de sel à griffer les joues
lettre tue
orpheline ouvrant une bouche à la terre
dessine au motif de l'invisible
le grief pluriel d'un poème en bloc
le dedans est au frais des mots
une pénitence à l'abondante saison
(hindsight)
aucun rétrolien
mardi 27 septembre 2011
Par ez le mardi 27 septembre 2011, 03:42
hors du fini
souverain distrait de l'inactuel
l'été n'abdique pas
dans une sapide naïveté
les jours coquelicot ne veulent pas changer de main
las d'être vain je me suis perdu
à vouloir faire entendre le plus ténu
l'inflexible douceur
un à côté des choses porteur de lumière
l'infime au presque indicible
aucun rétrolien
mardi 13 septembre 2011
Par ez le mardi 13 septembre 2011, 07:38
quand l'under gronde
je redécouvre l'ambition de vérité
d'une cité piétinée qui ronge la pensée
les trottoirs flous de l'indifférence
ont des barreaux à ciel ouvert
effondré à ce théâtre de la cruauté
l'état d'âme verse en préhistoire à la folie
le déjà là de la mort
un supplice improvisé
où le fin mot de la déraison engage le temps du monde
l'existence reste une faute de frappe
un déchirement sans réconciliation
aucun rétrolien
mercredi 7 septembre 2011
Par ez le mercredi 7 septembre 2011, 06:10
qu'as-tu fait de ma bouche
te rappelleras-tu les serments et la fièvre
le front pâle et la hanche où les rêves se couchent
qu'as-tu fait de l'errance aux mots chargés de lèvres
qu'as-tu fait de ma bouche
devrai-je encore te suivre
apprendre à faire silence
et m'en remplir les yeux
puisque tu ne sais plus ce que parler veut dire
aucun rétrolien
mardi 6 septembre 2011
Par ez le mardi 6 septembre 2011, 19:51
octobre est sur les lèvres
je t'ai sue
à l'encre inclinée
toute taillée dans le triangle de l'été
je t'ai sue
au dernier indigo de la voûte
folle somptueuse dans l'éclat précieux du profond
mais on ne remercie pas l'étincelle
pour son cri planté dans la foule
octobre est sur les lèvres
je t'ai sue
à mes yeux inutiles
aucun rétrolien
samedi 27 août 2011
Par ez le samedi 27 août 2011, 19:25
AU pays où pousse le grand large
c'est pour la voir entière et prolongée
que le ciel a fait haut son domaine
le lointain replié prend la nuit par la taille
plus proche il sait ce que vaut le silence
une chose posée entre deux mers
qui se JETTE dans ma tête
je ne connais aucune langue pour la traverser
aucun rétrolien
vendredi 26 août 2011
Par ez le vendredi 26 août 2011, 06:40
sans mot lavande
ni ruban de cocagne
le temps de la mansarde
s'en est allé
de ce lointain repos
la pluie s'en vient
l'été sans rien
le temps de croire aux épaules nues
de s'étonner que l'aube porte à l'amour
la pluie s'en vient
l'été sans rien
sur la mansarde
la nuit s'est refermée
"au bord des mains qu'elle a laissées"
aucun rétrolien
dimanche 21 août 2011
Par ez le dimanche 21 août 2011, 12:35
au dernier mégot de la nuit
quand le siècle transpire et parle noir
j'abhorre sa triste haleine à vos charrois hostile
sur les épaules de ruine
s'écrase l'urgence de la rue
une rigueur couchée dans la distance grise
exil aux vains degrés de parcelle
le ciel mutilé de la ville
verse une loi de surface à dévorer les dos
à mes inquiets au corps désert
solitaires en carton
alliés impénétrables aux violences précoces
du fond de vos tanières
les temps obscurs sonnent
comme autant de ventres creux
quand le siècle transpire et parle noir
au dernier mégot de la nuit
j'abhorre sa triste haleine à vos charrois hostile
aucun rétrolien
vendredi 19 août 2011
Par ez le vendredi 19 août 2011, 06:47
parle, ment
immunité inhumaine
dans le creux d'un corps à regagner l'automne
l'organe a poussé ses soupirs de pacotille
l'instant d'un fluide précieux
il perpétue dans l'élection de la chose prodigue
sa réalité désaffectée
prisonniers d'un monstre tiède
les sursauts ordinaires suscitent et s'insinuent
dissipent au pied de la lettre une fragilité lucide
la maigre pitance aux âmes inclinées
parle, ment
immunité inhumaine
à la hauteur du mot juste
subsiste un privilège de membrane
une déficience libérée sur parole
dans une retenue aiguisée
se dresse un inventaire de regrets
le souvenir d'une rencontre
qui s'entête à la source de l'inutile
mais ne peut se résoudre au seuil
"Le temps qui m'est donné, que l'amour le prolonge." RGC
aucun rétrolien
jeudi 18 août 2011
Par ez le jeudi 18 août 2011, 05:08
la fenêtre qui s'ouvre sur la nuit indigo
le souffle transparent qui parle du silence
une enjambée de chat à la première lueur
l'impromptu assorti à ta robe de chair
l’intime de mes reins à tes mains de bohème
au vin nouveau et son chahut de mots
nos bouches téméraires
tout un été qui passe
au rien des petites choses
aucun rétrolien
lundi 8 août 2011
Par ez le lundi 8 août 2011, 10:11
ami de l'âme
remettre l'eau à la bouche
à faire boiter les défaillances
comme un jeu d'été
éparpiller les environs dociles
en prévision de nouvelles élégances
royal
dans l'élévation tardive
tenter le diable à deux dos
à l'instant de bascule
corriger la hanche muette
au corps plié d'urgence
réapprendre à jouer avec le feu
aucun rétrolien
jeudi 4 août 2011
Par ez le jeudi 4 août 2011, 05:31
marcher sur l’eau derrière l’obstacle
rejoindre le pas tendu des nuages
jusqu’au point où les courants coupés de mer
déroulent au grand large leur retrait prochain
le ciel d'audace est à la parade
il se souvient de la rime hautaine des eaux de là
se réclamant de l'inouï pour mieux se confronter au renoncement
sans le savoir la mer est ronde
elle tourne en nous
telle une roulette à l'abord incertain
un principe de hasard où s'insinue
une martingale de vent aux versets ambulants
avant l'heure du bruit
sur la grève repliée
il nous faut ces lointains humides
pour mieux nous rapprocher
la vérité secrète des choses sensibles
tranche la vie à chaque pas
aucun rétrolien
mardi 2 août 2011
Par ez le mardi 2 août 2011, 20:18
minuit des éloges
tout se rassemble
en prévision d'un horizon debout
je t'ai su à ce manteau d'écume
abscons décousue aux dessous de nuit
abasourdie comme si l'union faisait le sommeil
minuit des éloges
tout se rassemble là-bas
à faire déborder l'alentour
nos défaillances d'ailleurs
dans l'épaisseur érigée de mots d'hier
"à la nue accablante"
aucun rétrolien
mardi 26 juillet 2011
Par ez le mardi 26 juillet 2011, 18:05
toi ici
de veille ardente au doigt bleu
tel un culte en son dernier carré
sois l'arbre à clous, le pitre de l'hiver
ce tronc fendu à la fenêtre des jours
ton terrassement est une fondation première
une œuvre qui fait briller à hauteur de nos formes
les ombres passées et laisse à chacun sa juste part
d'une main continue à tes nœuds de pays
tu fais le panier du simple
l'essence qui garde au chaud le secret des absents
si l'orage a défait ton ciel
dégagé de toute substance
l'aubier parle de la nuit mieux qu'avant
toi ici
en ce dernier carré à la fenêtre des jours
sois l'arbre à clous, le pitre de l'hiver
aucun rétrolien
dimanche 24 juillet 2011
Par ez le dimanche 24 juillet 2011, 09:19
la vie rêvée aux larmes tues
susurre ses avaries de rue
un rituel de turpitudes
la lie aux nues rares
que la nature intime
aux âmes en haillons
des ouailles aux lèvres taries
arpenteurs affranchis
arides en silhouettes
de fièvre que l'on devine
aux désœuvrés en havre
la vie rêvée aux larmes
tue
aucun rétrolien
jeudi 21 juillet 2011
Par ez le jeudi 21 juillet 2011, 10:17
à la prochaine déshabillée
aux vagues d'un même matin
les eaux me presseront
je ne parlerai pas
je ne douterai plus
juste un sentiment à déplier
écrit sur le retrait
lisible à peine
la voix qui se donne et se retire
se donne et se retire
comme un roman de fugue
qui verse un soir dans l'autre
"Rien ne devrait recevoir un nom, de peur que ce nom même le
transforme "
Virginia Woolf
aucun rétrolien
jeudi 14 juillet 2011
Par ez le jeudi 14 juillet 2011, 08:26
bien ramassés autour de l'été
les jours ont fini par boucler leur année
le camelot impose son boniment de platine
aux voix vives qu'on sent bouger dans l’épaisseur
l'éparpillement et la liaison
au tumulte abusé l'étrangère légion
titres et dignités,
rubans, rosettes, croix et médailles
l'esprit cadencé au grand jour lève l'encre
il revendique à tour de bras sur son cahier de rue
sa lassitude au tricolore à la chose fériée
titres et dignités,
rubans, rosettes, croix et médailles
aux inédits ébats du pavé
les belles parisiennes
sont à leur tour de champs
les filles à pompier défient le défilé
aucun rétrolien
lundi 27 juin 2011
Par ez le lundi 27 juin 2011, 07:11
prends garde à tes regards
ICI
saisi au plus secret
dans l'autre siècle
REPOSE
de qui t'enlève
une OMBRE
sans reproche
et l'inouï ému
aussi loin qu'un endroit
SOLITAIRE éperdue
aujourd'hui ne sait rien
et je ne suis personne
"Attends moi longtemps"
aucun rétrolien