jeudi 2 septembre 2010
Par eznogood le jeudi 2 septembre 2010, 11:29
flagrante
désenchantée à peine
à la croisée des effusions faciles
la lune porte en filigrane
un regard de cendre
préparé au delà de l'index
elle cache son goût du soir
où s'abîment les gris de la Seine
se défait du jour qui habite ma page
attentive
au méandre de trop
elle taille au frimas famélique
son premier ourlet
à l'envers de l'été
aucun rétrolien
mardi 31 août 2010
Par eznogood le mardi 31 août 2010, 12:16
la nue ignore le glacier
le glacier ignore le ruisseau
le ruisseau ignore la plaine
la plaine ignore le delta
le delta ignore le roseau
le roseau ignore le vent
le vent ignore le nuage
le nuage ignore la pluie
la pluie ignore le sel
le sel ignore l'océan
l'océan ignore la lune
la lune ignore la nue
aucun rétrolien
vendredi 27 août 2010
Par eznogood le vendredi 27 août 2010, 12:33
n'écrire rien que nécessaire
porter au rang d'œuvre
le texte brisé
dans l'arrondi où rien ne ment
entendre ce qui s'égoutte
la page qui ne peut se lire
altérité
au temps des concordances sournoises
la rumeur où le monde se mire
se paye de mots
le feu lointain
au verbe amuïs
luit d'un éclat en retour
son désir sourd au profond de la nuit
aux mailles du silence
n'écrire rien que nécessaire
et porter au rang d'œuvre
le texte brisé
aucun rétrolien
jeudi 26 août 2010
Par eznogood le jeudi 26 août 2010, 08:48
je m'adonne
à la feuillure
la proximité
du lapsus à mi temps
me déploie dans l'alarme
au pied de la chose silencieuse
j'abandonne ma dépendance
imminente
l'extrême
profère à l'absolu sensible
sa contrepartie de mots
va
peur
lecture au pas risqué
remets ton titre en je
aucun rétrolien
lundi 23 août 2010
Par eznogood le lundi 23 août 2010, 07:41
hardie
la grande marée
inflige son écart
souveraine
la brique des clochers mûrs
chante sa soif à la retenue de sel vif
aucun rétrolien
dimanche 22 août 2010
Par eznogood le dimanche 22 août 2010, 09:34
zénith
la terre blonde
aux bras d'acier
roule des mécaniques
adolescente
elle découvre son embrasure valeureuse
au seuil d'un feu de paille
au bout de ce long loin nocturne
le ciel a la main lourde
à son extrémité
monte un chant sauvage
qui déchire la plaine
au grand coït laborieux
dans son abondance précaire
le blé est à l'ouvrage
aucun rétrolien
mardi 17 août 2010
Par eznogood le mardi 17 août 2010, 18:27
toi
ma fidèle
mon embrasée docile
aux ombres circonflexes
ma belle histoire d'amour
aux hanches contrariées
toi qui me contourne
pour mieux me rattraper
jalouse
comme un petit pardon
la tradition superflu
aux souvenirs d'aubaine
me voue aux gémonies
toi
enfin
qui rend ma nuit bénévole
mille et une fois je t'aurais aimée sans retour
aucun rétrolien
lundi 16 août 2010
Par eznogood le lundi 16 août 2010, 19:23
août est dans la courbure
finale et scandaleuse
la pluie bien roulée
confie son imminence incluse
l'eau lourde
comme élégance ultime
offre une planche de salut
au grand gâchis des jours
aucun rétrolien
vendredi 13 août 2010
Par eznogood le vendredi 13 août 2010, 19:30
dans sa cohue imaginaire de lèvres et de chair
la nuit juste prend ses quartiers d'été
désordonnée comme l'enfant
à l'heure du lit tendre
qui risque son pli
chevillé à une paire de plaisirs
la tâche du réveil
évoque un doux charivari
à dessein
une traversée mystérieuse sous la peau
la vie...
tirée à quatre épingles
aucun rétrolien
lundi 9 août 2010
Par eznogood le lundi 9 août 2010, 12:10
il est venu le temps de l'araignée
le temps du seuil et de la toile
sur les hautes falaises
le coquelicot renaît du lin couché
comme un contraire à l'évidence
il réunit la lande hirsute
que l'herbe mange
dans les filets
aussi
la lumière
se ramasse
sur des mots
bleu passé
que les marées entassent
aucun rétrolien
jeudi 5 août 2010
Par eznogood le jeudi 5 août 2010, 19:08
au comptoir du désarroi
j'échange une parole traversée
pour voir la vie en double
mais quel est-il
ce dilemme qui affuble
la feuille de route
celui qui
sonne le rire inépuisable
presque trop bleu
au ciel avancé de l'été
qui grimpe jusqu'à ton cou
comme une promesse sans avenir
aucun rétrolien
mercredi 4 août 2010
Par eznogood le mercredi 4 août 2010, 19:39
dans l'épaisseur
de nos mains tièdes
à hauteur du dévêtu
s'évapore une part de prochain
miroir d'avenir à la sueur étourdie
brutalité de sel qui borde les aubes fines
épidémie de l'ombre où nous sommes portés
c'est cette déraison qui fait la nuit
aucun rétrolien
mardi 3 août 2010
Par eznogood le mardi 3 août 2010, 09:23
oisif
ivre à nu
de nous séparé
charrier le vent naïf
varier le chant
au discours résiduel
dans la perfection simple de la voix
combattre l'épiphanie légendaire du verbe
la longue causerie souple
à la demi mesure vertueuse
d'une poésie noire
celle de l'évidence
à l'encre renversée
préserver le solstice du sol d'oubli
poésie du souffle
primaire et définitive
navrée de la page cursive
suspendre
la réticence des corps
au charnier du temps
aux méridiennes de pierre
où s'étalent
immuables
le métal en arabesque
l'époque des méandres
dire autrement
le long talent latent
ne plus écrire alors ...
A cet autre moi même
''Quand j'irais nu couchant la terre
La lèvre dure et désuète
Au doute en proie sans peau de bête
Ouvrant la bouche de l'hiver''
aucun rétrolien
dimanche 18 juillet 2010
Par eznogood le dimanche 18 juillet 2010, 18:52
andalou de fortune
j'ai invoqué le vent douteux
sa force nue dans les arènes
au souffle trivial j'ai emprunté l'icône
les cornes de prestige au dos voûté des ombres
j'ai reconnu son cheval d'apparence
à la convalescence du jour
et j'ai boité au bord du même sillon fou
encore penché sur un midi brûlant
j'accorde mes sabots de lumière
à ce tourment de pierre
j'efface
une forme de loi
en sa terminaison
toute une vie dite sans accent
aucun rétrolien
samedi 3 juillet 2010
Par eznogood le samedi 3 juillet 2010, 09:47
callipyge en plage
belle image en pige
la mine océan
fustige
la belle mise en page
époque épique
à l'inconnue
un type opaque
eunuque inique
se pique au cul
de l'ingénue
prose de vie
éprise de vue
callipyge en page
belle image en pige
la mine au séant
corrige
label mis en cage
aucun rétrolien
jeudi 24 juin 2010
Par eznogood le jeudi 24 juin 2010, 16:59
jusqu'au bout de la nuit approximative
ce prologue nous raconte en substance
à fleur de peau
cet ensemble de ruptures
l'art justement de ne pas y toucher
organe à la bordure
aimer au plus près de la roche encore
ce qui reste d'espace utile
n'a peur de rien et va par deux
définitif présent
dans le plus simple appareil
le temps clandestin nous conjugue
toi pour compagne
moi pour y croire
et cet éloge enfin qui nous récite
un trajet à l'oreille
une leçon de chose
enfoui dans la langue de l'autre
aucun rétrolien
vendredi 18 juin 2010
Par eznogood le vendredi 18 juin 2010, 19:19
prendre de la hauteur
passer le cap inouïe
de la pauvre ligne
l'asile le plus sûr
demeure cette nourrice égarée
qui enfle par effraction et juge les recoins
carcérale
elle garde les séquelles
d'une chute improvisée
dans nos morceaux de mer
enfiévrée
épave à bout de vers
trouble aux côtes cuirassées
sa débacle lisible est mon héberge
aucun rétrolien
mardi 15 juin 2010
Par eznogood le mardi 15 juin 2010, 19:12
dans son fiasco sensible
la nuit scellée retient l'évidence des investigations
silhouette essentielle sur les talons du jour
l'appendice ingénieux conjugue en auxiliaire habile
son passé simple à ces flancs chaloupés
comme une idée du soir sur le reflet des choses
l'ultime saillie à la remuée des ombres
creuse sous tes reins
sa rive gauche
à l'avant garde de l'inachevé
la main droite oubliée écrit en fausse route
contre la peau qui te précède
aucun rétrolien
dimanche 13 juin 2010
Par eznogood le dimanche 13 juin 2010, 09:42
nous y sommes...
une fiancée froide qui laisse à désirer
l'enfant triste aux reflets émoussés
tendre une main
aux insensibles qui vont par deux
dans cette ambiguïté plastique
qui mange les matins de pluie
nous sommes à l'enjambée des âmes
époux infinis
et ce printemps de plus
la chair est sourde à ce théâtre en rond
aucun rétrolien
dimanche 30 mai 2010
Par eznogood le dimanche 30 mai 2010, 09:35
étrange ère
attardée sur un sol d'enclave
idéal abhorré aux mœurs invisibles
j'ai enroulé ma nuit à ton huis clos calcaire
aux vieilles épées
la myriade d'exceptions devient un art majeur
une illusion de peau qui se défait du jour
et laisse des vestiges au ban des effusions
petite fiancée du monde
jette ta polyphonie hostile
libère la terre trop étroite
il se dit tant de choses tristes et banales
hantée par un bleu menstruel
l'histoire féconde à nouveau le désert
au seuil du grand cycle elle rejoint son purgatoire oblique
la route sanguinaire se fait des idées neuves
dans cette antiquité hétéroclite
une impression raconte le silence
et nous parle de toi
aucun rétrolien
samedi 29 mai 2010
Par eznogood le samedi 29 mai 2010, 19:16
dedans
les reliefs épuisés par l'inhérent fardeau
se sont enlacés par effraction
éprise, éparse
ta parcelle féconde
consent à la nuit émoussée
dans le désordre frais du matin
je ferme les yeux un instant
dehors
l'accent incestueux du jour
répond à un chaos de toits
du bout de sa multitude étroite
la butte lourde retient des mots à réaction
qui ont vieilli en moi
disciple bouleversé
je revois de l’intérieur
ton plateau de promesses
ma débâcle immobile
la joue humide
de nos doubles inspirés
la ville à ce drap nu
et moi semblable à toi
aucun rétrolien
dimanche 16 mai 2010
Par eznogood le dimanche 16 mai 2010, 16:27
impossible me dis-je
tout est pensable
il n'y a de maison
que dans l'innocence du devenir
et le dédain des choses
comme une altérité joyeuse
à l'effigie du bonheur
une liesse en trompe l'oeil
ne cesser d'errer sur la ligne de fuite
quelque part au bord de ce qui recommence
préliminaire
ici un écho confondu
plus loin
l'ambition du jour dru
et sa grande fringale à la ruée des sens
le rituel de l'imprévisible
adresse un ordre vulnérable
au delà de ce qui ne veut pas finir
du reste de ma vie le premier jour
impensable me dis-je
tout est possible
aucun rétrolien