Rêvant sur l’océan des tempêtes et du mal,
Combien de fois alors ai jeté mon filet
Pêcheur isolé dans une vie sans sel
Je refermais mes mains emprisonnant mes rêves.
Un cœur froissé et dur auprès de cette plage
Sur ta bouche sablée ai déposé les armes
Et la vague d’ivresse a pénétré ma barque
Un souffle à mon oreille a enivré ma voile
Longtemps se bercera au goût de ce zéphir
Pour que plonge encore dans ce soleil d’écume
Cette chanson si douce, l’Iris et la Guimauve
Un goût de miel et de rosée au bout du cœur
(Alpes de Haute Provence - 23 Novembre 1978)