POETIC.fr

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 13 décembre 2009

Play mobil



Amélie aime à l'eau
Mélanger l'aube lente
La mélodie des mots
La mélisse et la menthe

Mélanger l'aube lente
Au teint blême et lamé
la mélisse et la menthe
Aux larmes emmêlées

Au teint blême et lamé
Belle Amélie simule
Aux larmes emmêlées
Du rêve la formule

Belle Amélie simule
Mêle au lit le formol
Du rêve la formule
Funambule s'envole

Mêle au lit le formol
Mais l'ange honni hélas
Funambule s'envole
Part sans laisser de trace

Mais l'ange honni hélas
Mélange une idée folle
Part sans laisser de trace
Autre qu'une auréole

Amélie aime à l'eau
Mélanger l'aube lente
La mélodie des mots
La mélisse et la menthe


jeudi 11 septembre 2008

Chanson d'automne



Au temps l'automne étale
Un hâle au vent latent
Toile à l'été natal
L'allaitant lentement

Un hâle au vent latent
Le lent talent fatal
L'allaitant lentement
Etend voile létal

Le lent talent fatal
Au signal à l'instant
Etend voile létal
Hanté d'étés d'antan

Au signal à l'instant
Toile à l'Autan installe
Hanté d'étés d'antan
Autant l'automne étale.

dimanche 3 août 2008

Instance


Etreinte irrésolue où la chose bascule
Répondre à la question de la nature immense
Pourquoi la mer renonce où le ciel commence ?
Combien de vagues avancent pour qu'une autre recule ?

Répondre à la question de la nature immense
Au murmure éternel cet instant minuscule
Combien de vagues avancent pour qu'une autre recule ?
Qui frotte la blessure où mon coeur se balance

Au murmure éternel cet instant minuscule
Mais de douceur assez, Ô la tendre insouciance
Qui frotte la blessure où mon coeur se balance
Pour pouvoir la cacher, qui danse, qui ondule

Mais de douceur assez, Ô la tendre insouciance
Pour vouloir la montrer cette heure dissimule
Pour pouvoir la cacher, qui danse, qui ondule
Une colère aussi dans son effervescence.

Les Petites Dalles - Juillet 2008

mardi 15 juillet 2008

L'aveu


Venez, avez vous vu, naviguant à ravir
Ce rêve que j'avais au velours de la vie.
Le vent se lève à vous, aux voiles du navire
A vos lèvres j'avoue le revoir à l'envi.

Ce rêve que j'avais au velours de la vie
Avalé par le fleuve aux rives à venir
A vos lèvres j'avoue le revoir à l'envi
J'avais envie de vous, le divin souvenir.

Avalé par le fleuve aux rives à venir
L'aveu en vers fiévreux dérive inassouvi
J'avais envie de vous, le divin souvenir,
Le voeu à vous en vain me voue et me ravit.

L'aveu en vers fiévreux dérive inassouvi
A l'envers de la vie vous vouloir me chavire
Le voeu à vous en vain me voue et me ravit.
L'envie d'avant revient, le divin souvenir.

La Mailleraye sur Seine- 14 juillet 2008

mardi 20 mai 2008

Entre-deux


Voici plus de mille ans que votre messe sonne
Aussi loin je regarde et je ne vois personne
Rien d'autre que l'effroi vivant au milieu d'eux
Et moi toujours perdu leurs visages hideux

Aussi loin je regarde et je ne vois personne
Ni le secours d'un ange à la terre qui tonne
Et moi toujours perdu leurs visages hideux
Une larme une seule éteignant tous les feux

Ni le secours d'un ange à la terre qui tonne
Aucune main tendue et que dieu me pardonne
Une larme une seule éteignant tous les feux
Je n'y vois que linceuls en réponse à mes voeux

Aucune main tendue et que dieu me pardonne
Peu importe son nom ou si la foi est bonne
Je n'y vois que linceuls en réponse à mes voeux
Point de ciel et l'enfer pour y croire entre-deux

vendredi 28 mars 2008

'58


Il est bientôt longtemps, juillet cinquante huit
La moitié de cent ans qu'un coeur en moi palpite
Il est bien tard amour hélas et j'en appelle
A jamais pour toujours, à la vie éternelle.

La moitié de cent ans qu'un coeur en moi palpite
Et des mois tout autant que le temps passe vite
A jamais pour toujours, à la vie éternelle
Ce qu'il reste de jours le passer auprès d'elle.

Et des mois tout autant que le temps passe vite
Sur les émois d'antan ces années en orbite
Ce qu'il reste de jours le passer auprès d'elle
Donner encore un tour, à la ronde, à la belle.

Sur les émois d'antan ces années en orbite
Tôt ou tard on attend au bord à la limite
Donner encore un tour, à la ronde, à la belle
Contre temps, contre jours, un tour de manivelle.

mercredi 13 février 2008

Classe 17


Elle ampute ses rêves à l'angle de la nuit
En éclats de parole, elle avait son langage
Qui marque les esprits de ces temps hors d'usage
Prenant un mot pour l'autre, éventré contre lui.

En éclats de parole, elle avait son langage
Les morsures de l'acier, la couleur de la suie
Prenant un mot pour l'autre, éventré contre lui
Dans un sang vert-de-gris qui hante son visage.

Les morsures de l'acier, la couleur de la suie
Les régiments d'argile aux entrailles sans âge
Dans un sang vert-de-gris qui hante son visage
Comme l'écho furieux d'un printemps sous la pluie.

Les régiments d'argile aux entrailles sans âge
Sans lendemain son âme abandonne à la nuit
Comme l'écho furieux d'un printemps sous la pluie
Erre au Chemin des Dames, attend son passage.

A mon soldat inconnu...