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mercredi 11 octobre 2017

chemins


haut lieu d'art appliqué
sur un ciel de vidange
petit immeuble en brique
aux mots non posés

quelques chiens de ma chienne
gardent ce lit de pierres
et ce plus loin là-bas
comme langue étrangère

ni de main morte
à tout autre pareil
une cité perdue qui ne va pas
par quatre chemins

le ballast à tout crin
qui dépose sa voix
à tout autre lointain
fait sa besogne enfin
à son chemin de fer
à ton chemin de croix



92

mercredi 4 octobre 2017

caché derrière (alternate take)


octobre fervent
ton vent bavard est vain
qui suspend l'élan du monde
au clou de nos poitrines
à l'incertain

entends ce train qui passe
les loups hurlants sous les sapins d'argile
nous qui n'avions pour avancer
que nos pieds et nos rêves
l'avons nous seulement entendu s'en aller

tous les chagrins de gare
ont le même refrain
l'automne est sur nos lèvres
mon époque c'est toi

octobre

mardi 3 octobre 2017

pas vu pas pris


de l'autre côté de l'eau
quelle vague te roule mieux qu'une autre ?

souviens-toi
l'horizon laissait tomber l'émail du jour
ton visage le toucha qui s'émut

matelot qui ne sait plus de route
aux caisses de la mer
les paquets de solitude
se payent en sanglots

matelot

dimanche 13 août 2017

SDF


bonhomme de chemin
ou pénétrante révérée

fin mot
à la ville couchée
qu'une mèche lente
met en demeure

petite tristesse
avec comme seule ambition
ce rêve de voyage
pour savoir qui tu es
toi qui nous sommes

FB

mardi 1 août 2017

Key largo


la grande évasion
ondule sous la tôle
l'horizon y invite
toute une industrie de lumière
qui rouille des mécaniques
à en perdre le devant

largo

High-Key


nous dans nous
un jour perpendiculaire
à méditer le profond
de quel abîme encore
se joue le bleu du ciel

de key en quai
la charpente d'acier
arrange son bordage
comme une signature

tout en moi s'agitent
nos petites victoires
l'appel du voyage
et ma cale sèche

high key 1

lundi 17 juillet 2017

nuit câline


venue d'orient
d'une mer de Chine peut-être
l'ombre impatiente appelle
au vent des auréoles
le clos masure
s'en va faire sa nuit

auréole

lundi 10 juillet 2017

hydrocarbure


petite grâce estivale
qui canicule dans la jointure
me lance une étreinte carbone
et son bassin d'infirmité

devant moi
ce chahut du regard
comme un errant droit
à l'énergie faux cils

fossile

mercredi 21 juin 2017

Babelville

au grand oualou des inédits
la couche est moite
la verve éparse

d'une autre Babel
ardente à la nuit sourde
ces mots du milieu
et autant de chaleur pour rien

nos langues de bois brûlé
confinent à un désert
clé en main

Babel

lundi 19 juin 2017

on the road


again

comme l'alerte de rien
à la couture urbaine
débusquer la lumière
le fief où elle sévit

contre sa joue d'origine
le parti pris du jour
que laisser d'autre de nous
qu'un long compromis d'épaules

la route est ailleurs
qui sait d'où je viens
et son rêve est partout

"nous étions jeunes et larges ..."

pn the road

mardi 9 mai 2017

petit


assis un petit banc de bois
de bois debout
et moi
aussi
tout petit bout de bois
un petit pan d'émoi
ici et là
petit

mardi 2 mai 2017

le mai


route de peu
et son chant de mai
une faveur de précision
aux jupes du printemps
l'alerte de rien

peu

jeudi 16 février 2017

en ligne


sous d'autres latitudes
couler les mots nouveaux
ligne de flottaison

larmes au pied
à combler les voix d'eau

de là
jeter au loin le drame
le passé par les armes
en ligne d'horizon

horizon76

mercredi 1 février 2017

sur la planche


la gare de l'Est
est à son devoir de grisaille
sur la planche
de charbon en chagrin
son cœur pointu
coupe le pain de dèche
d'un front de taille
grouillante et meurtrière
la grande roue complice du matin
tranche les veines du temps

gare de l'est

vendredi 13 janvier 2017

transatlantique


aux heures brutes
il y a du midi
dans l'or noir du canal

terminé
le terminal de janvier
et sa voix de barrage
d'où s'écoule déjà
toute parole raffinée

toi qui marches
à l'aisance ordinaire
moi l'effrayé
sur la réserve
le container plombé
qui tend le pouce

l'océan qui me trans
l'eau douce
qui me porte
dans l'autre sens

trans

sans plomb

mardi 10 janvier 2017

toi de


au comptoir des mots
un ami que j'ai su
m'a dit d'autres nuits

je t'ai connue de ce temps recouché
les bords doux à déboire
l'embouchure périlleuse aux mains de la nécessité
ce premier cru qui pousse la lumière

à la même enseigne
loger ce besoin de tout
de toi
les lents instants d'eux-mêmes
aux confins non avenus

la chute d'un ciel à oublier
toi de mon cœur
retournant au silence

toi

vendredi 30 décembre 2016

31


déjà
en rang serré
tout le pays se tient
comme l'hiver
à son froid

déjà
tout le pays se tient
et tend son trente et un

il est déjà demain

hiver16

jeudi 15 décembre 2016

tout comme


il me souvient de toi
comme une pose

cette marée jalouse
et le vent fou

ce petit coup de côte
à mon dernier caillou

il me souvient de toi
ce presque rien

comme une prose

toi

samedi 3 décembre 2016

amer


ici tout penche

clos-masure
sous tes robes bien trop froides
où vont les lignes dans la nuit courte ?

fugitives harmonieuses
celles qui dressent une ordonnance à la haute terre

amer à mes lèvres et ce bateau à l'heure
le vent vous prête un nom d'hiver

ici tout penche
le rien d'un monde à se croire meilleur

amer

mardi 25 octobre 2016

(sans titre)


résidence diluvienne
la roche d'amont ne sait que l'azur

elle mène sa langue de falaise
par les chemins de rupture
en un endroit qui paraît tout

d'une renouée de voiles et de pliures
la lumière préside

elle porte des souliers d'élégance
et plante son talon en nos poitrines

pelerin

mardi 13 septembre 2016

partir


je me suis fait des yeux d'enfant
pour ne pas trop vieillir
et j'ai pleuré de temps en temps
ne pas te voir partir

partir

en marche


septembre est en vrac
l'hirondelle à son fourbi
la saison est en marche
au ciel d'à peu près

vrac

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