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dimanche 25 février 2018

.../..


ce n'est rien
qu'un feu d'hiver
une maison comme une autre
à la contagion heureuse

feu

dimanche 11 février 2018

aïe

l'hiver est sur la paille
son matin n'a plus froid
se la coule douce
bien roulé dans sa saison
l'hiver est sur la paille
ne mange pas de pain
il porte à l'envers
culotte de laine et chandail
aïe !

paille

vendredi 2 février 2018

oser

oser l'œil juste
ce rien du jour
comme un enfant de l'hiver
une chose qui se défait
tombée dans la lumière

l'œil

lundi 29 janvier 2018

.../

et toujours toi
toute incertaine encore
surpeuplée sans chemin

toi de (1)

j'aime quand tu me débordes
insuffisante aux boucles
de quoi répondre à l'autre côté de l'eau

to de (2)

vendredi 12 janvier 2018

La Garenne qui tombe

libre de doute
cacher encore un peu
sa bonne étoile
ramasser bien autour
la ville bleue qui est en moi

reconnaitre à moitié
au vent des libertés
cette banlieue déportée
une peau de chagrin
à la couture urbaine

Défense

jeudi 11 janvier 2018

issue de secours


dis-moi ?
est-ce que tu rêves encore

ouvrir une fenêtre

l'appel du voyage
la page de voyelles
quand ton Afrique a froid

se faire la belle
vers d'autres rives
un fleuve long comme ça

vrai rêve

lundi 25 décembre 2017

Colombe 2017


comme un vol
de mémoire vive
la nuit des mots
donne de la voie
la nuit traverse
demain en main

en main

samedi 23 décembre 2017

...


la route n'en finissait pas
de se perdre
jusqu'à l'oubli

je me suis vu corbeau
dans la plaine
seul le vent le sait

oubli

lundi 11 décembre 2017

...


regards de décembre
fugitifs et droits
une double présence dispersée
qui signe ce qui doit

L/F

vendredi 8 décembre 2017

petite débâcle

noué à la nuit
l'hiver est sur la table
la terre de débâcle
fait son métier en prévision du nouveau
elle sait bien ce que perdre veut dire

"son train s'est perdu, il transportait un poète" débâcle

samedi 4 novembre 2017

j'irai là-bas


pleine terre
tout est en route

affranchi du réel
le jour s'échine à ton entière défaillance

demain j'irai là-bas
dans le secret des formes
je sèmerai un dernier grain sans nom

cette virgule propre
comme lumière promise au feu de peu
sera pierre de patience
dans ton jardin à l'article de la mort

glyphosate

réflexion


éparpillée
d'un sommet l'autre
dans l’embellie même
d'un reste de tempête
la lumière penche

la terre battue a retroussé ses manches
elle renvoie au ciel un désordre d'altitude
pour ne pas laisser au vent
le temps de réfléchir

éole1

samedi 28 octobre 2017

.../


au bois de coupe
cette échappée de peu
toute une vie dite sans accent
l'hiver est sur la table
il ne faut pas laisser aux mots le temps de réfléchir

coupe

toi de novembre


toi des autres
attendant l'hiver
qui ne sait d'ombre
que ce novembre dernier
à ton doux visage

toi

mercredi 11 octobre 2017

chemins


haut lieu d'art appliqué
sur un ciel de vidange
petit immeuble en brique
aux mots non posés

quelques chiens de ma chienne
gardent ce lit de pierres
et ce plus loin là-bas
comme langue étrangère

à tout autre pareil
une cité perdue qui ne va pas
par quatre chemins
ni de main morte

le ballast à tout crin
qui dépose sa voix
à tout autre lointain
fait sa besogne enfin
à son chemin de fer
à ton chemin de croix



92

mercredi 4 octobre 2017

caché derrière (alternate take)


octobre fervent
ton vent bavard est vain
qui suspend l'élan du monde
au clou de nos poitrines
à l'incertain

entends ce train qui passe
les loups hurlants sous les sapins d'argile
nous qui n'avions pour avancer
que nos pieds et nos rêves
l'avons nous seulement entendu s'en aller

tous les chagrins de gare
ont le même refrain
l'automne est sur nos lèvres
mon époque c'est toi

octobre

mardi 3 octobre 2017

pas vu pas pris


de l'autre côté de l'eau
quelle vague te roule mieux qu'une autre ?

souviens-toi
l'horizon laissait tomber l'émail du jour
ton visage le toucha qui s'émut

matelot qui ne sait plus de route
aux caisses de la mer
les paquets de solitude
se payent en sanglots

matelot

dimanche 13 août 2017

SDF


bonhomme de chemin
ou pénétrante révérée

fin mot
à la ville couchée
qu'une mèche lente
met en demeure

petite tristesse
avec comme seule ambition
ce rêve de voyage
pour savoir qui tu es
toi qui nous sommes

FB

mardi 1 août 2017

Key largo


la grande évasion
ondule sous la tôle
l'horizon y invite
toute une industrie de lumière
qui rouille des mécaniques
à en perdre le devant

largo

High-Key


nous dans nous
un jour perpendiculaire
à méditer le profond
de quel abîme encore
se joue le bleu du ciel

de key en quai
la charpente d'acier
arrange son bordage
comme une signature

tout en moi s'agitent
nos petites victoires
l'appel du voyage
et ma cale sèche

high key 1

lundi 17 juillet 2017

nuit câline


venue d'orient
d'une mer de Chine peut-être
l'ombre impatiente appelle
au vent des auréoles
le clos masure
s'en va faire sa nuit

auréole

lundi 10 juillet 2017

hydrocarbure


petite grâce estivale
qui canicule dans la jointure
me lance une étreinte carbone
et son bassin d'infirmité

devant moi
ce chahut du regard
comme un errant droit
à l'énergie faux cils

fossile

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