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mardi 17 juillet 2018

.../


au ciel de fatigue
malgré les attaches
tout ce chahut à nous défaire

un tremblement du temps
l'impatience du jour à devenir demain

et la vie sans relâche
toujours allant

garde nos pieds sur terre
et nos yeux sans adresse

jeudi 5 juillet 2018

.../..


déshabiller le jour
à y mettre nos yeux
celui là
plutôt qu'un autre
sur le pouce
et pas plus haut
que l'été
déjà habitué à nous

mardi 3 juillet 2018

bleu d'avance


la nuit
toujours la mer
à répandre
son bleu d'avance
au travail du noir
et qui pose un lapin éternel
à l'obscurité dilettante

dimanche 1 juillet 2018

quatre vents


j'aime à le dire
que je ne puisse me passer d'eux
autour des choses et le silence
me laisser prendre par le menton
dans tous les genres de renoncements
au quatre vents
magnifiquement

lundi 18 juin 2018

love Haïku


je t'allume
tu m'étreins
nous fûmes

vendredi 15 juin 2018

buzz


à mes amis zégo
aux langues bien pendues
cette volée de mots
du bout des lèvres
lancée à la légère
rien que des noms d'oiseaux

mercredi 13 juin 2018

indigo


quand nous en aurons fini de juin
ne restera au rien du jour
que quelques falaises à aimer

pour devenir la voix de tous
au pied de la lettre
elles auront besoin
d'une sentinelle de mots
celle qui retourne les rêves
du long courrier indigo

mardi 12 juin 2018

Gitane


parmi le peuple des routes
s'exerce une impatience
la roue libre du temps
un luxe comme aucune parole

sous quatre planches
au cercle heureux
des ventres durs
écrire d'une main noire
le feu et l'eau
la chose volée du voyage
tous les mots usés à rempailler le monde

.../


sur place
du bout des yeux
on s'est croisé
on s'est perdu
pendant que ton regard
faisait le tour du monde
j'ai retrouvé mes mots
dans la rue d'à côté
sur place il est interdit
de stationner
les jours de marché

(Saint-Supplice 2018 )

.../


poète prisonnier
camarade fidèle
ta chaise est vide
le marché noir
les mots ont disparu
sur la pointe des pieds
sans crier gare

je les ai tous emporté
en ma zone libre
pour qu'ils respirent un peu
tu vois
ton poème vit ici aujourd'hui

peut-être ailleurs aussi

.../


sous les jupes des filles y a de la poudre aux yeux qui traine...

.../


et je ne sais
toujours rien
de ce que sème la main
géant au ventre blanc
qui éborgne l'été

l'oiseau venu du froid
l'écriveur de marées
qui lèche les blessures
la voix chargée de vent

le travail du soir
est son métier de roi

mercredi 6 juin 2018

juin


juin s'est mis à pleuvoir
pour les protéger
j'ai caché tous mes vieux mots
dans ton oreille encore chaude

jeudi 31 mai 2018

.../


encore la rage
sans chemin
tant d'eau toute incertaine
nous seuls condamnés
prendre sur notre dos
les ombres agitées
de la terre qui dégorge
toute la nuit en crue
et le feu des nuages
et le tonnerre des forges

mardi 29 mai 2018

printemps

chaque geste compte
de l'être en mouvement
quelque chose qui donne de la voix
comme on écrit le matin
qui nous apprend la nuit des mains
à vrai dire une folie d'avril
en mai

impromptu au lion

orage
quand bien même nos âmes impies
seraient souillées
je bois à tes intempérances

impromptu

mercredi 23 mai 2018

'Le bon coin'


intouchable
bas au sens cri
dédicace sans caste

pirouette nomade
cherche maison
pour résidence d'hauteur

dimanche 20 mai 2018

.../


mai in Paris
bouffée de printemps
I miss

attrape rêve
sonne sonne
tout ton air m'appartient

qui a vu midi à sa porte

.../

mot à mot
d'une fenêtre ouverte
à la légère
on dit d'une bouche
des choses simples
la nuit des mots
une maison comme une autre
à la contagion heureuse

vendredi 4 mai 2018

intercité 68


rien ne va plus
je nous condamne
au jour le jour
à ce califourchon d'à jamais
et nos jeunes hier
et aussi ceux du jour
une perpétuité d'ensemble
et son éternité d'amour

lundi 30 avril 2018

'each refuge fails us, each danger becomes a haven'

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jeudi 26 avril 2018

problème ...


propre à rien
une folie d'avril
et sa forêt noire

un dernier mot
à la va-comme-je-te-pousse
à faire feu de tout bois

mais le charbon est maigre
qui s'en laisse compter

sans courage
l'étincelle
ne sait plus de quoi il retourne

elle jette un écho obscur
aux bras trop courts
de son dernier printemps

« Le poème est là pour inventer des problèmes »

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