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jeudi 27 juillet 2017

terre-mer


quand l'intérim
paie sa tournée
façon grands ducs

bavard des yeux
c'est du brutal au comptoir
qui range la boutique
et ma douleur intra-muros
dans sa boite de nuit

le destin y travaille au noir
à de nouvelles frontières
et grand seigneur du périmètre
invente un autre territoire

mardi 25 juillet 2017

clair-obscur

CO

lundi 17 juillet 2017

nuit câline


venue d'orient
d'une mer de Chine peut-être
l'ombre impatiente appelle
au vent des auréoles
le clos masure
s'en va faire sa nuit

auréole

Eloge


comme un lundi brisé
en ce lointain énorme
toujours le même endroit
à son trop plein de ciel

toujours
le même cœur plié
à recracher les touffes de nuit
un "rêve privé de paysage"

et soudain
d'un bleu inachevé

la mer

mercredi 12 juillet 2017

malin


qu'épuise le désir
et le silence ardent
l'errante maladie
attendre
encore un peu
d'autres plus jamais ça

de quelle éternité relève
ce vent têtu
à rebondir encore
sous la forme du temps
qui miaule qui implore
le poison et le fiel

de quel abîme ce corps
comme l'emporte pièce
découpe un seuil au bord
et tout le bleu du ciel

acte sud


et sinon moi
ému
dans de lointaines chambres

en cet arrière pays
plus ou moins bas
qui boîte

quel autre inespéré
aux éveillés dans l'ombre
qui boit entre les lignes
et voit passer en nombre
les errants droits flottants

et pour seule réponse
à cet absent aigu
une absence de signe
d'un monde qui renonce

au bois brulé brulant
à ce pluriel ailleurs
à la bouée du temps
accroché
ballotant
recommencer à vivre
de ce passage autant

finir ici
meilleur
et n'y plus revenir
recommencer à vivre
pour se sentir vivant

lundi 10 juillet 2017

hydrocarbure


petite grâce estivale
qui canicule dans la jointure
me lance une étreinte carbone
et son bassin d'infirmité

devant moi
ce chahut du regard
comme un errant droit
à l'énergie faux cils

fossile

samedi 8 juillet 2017

...


aux bras courts de
l'été

juillet
juillet
juillet

ton matin a levé
j'ai rencontré
sa langue bleue d'ailleurs

comme d'aucun ciel
la belle idée
aux mots fériés

mardi 4 juillet 2017

figuré (2)


au jardin du flou
traîne un fieffé tourment
dans ce capharnaüm humide
la brume appelle à disparaître
il faut toute la science du nuage
pour la faire sienne

sapin pluvieux
peu importe l'aiguille
au vent qui te plie
en son voyage oblique

inspecte le temps qu'il faut
aux planches de la terre
désormais plus courte que le jour
la nuit est à la fois la clé et la serrure

vendredi 30 juin 2017

.../


la joie de mai
qui nous enjoint
ce mois de juin
qui nous aima

jeudi 29 juin 2017

"aux archives du souffle"


museau contre museau
se passer le cailloux
de bouche en bouche

/
de l'autre côté de ta main 
rester l'idiot du monde

/
tous les temps sont bons
à la mécanique du ciel
ce jardin d'ombre
qui a mal aux autres

/
comme une gourmandise
au livre de pierre
reste soumise
sinon l'étreinte
à brule pourpoint

vendredi 23 juin 2017

Guitar hero


j'ai la mémoire dans les doigts
moi l'infidèle qui fait souvent
la sourde oreille

mais tout autant
quand se glisse
sur un genoux
ton bois précieux
et doux
là sur ma cuisse

j'aime la rondeur
de tes éclisses
et le tempo
et les coulisses
un corps accord
sur ma peau lisse

mercredi 21 juin 2017

Babelville

au grand oualou des inédits
la couche est moite
la verve éparse

d'une autre Babel
ardente à la nuit sourde
ces mots du milieu
et autant de chaleur pour rien

nos langues de bois brûlé
confinent à un désert
clé en main

Babel

mardi 20 juin 2017

...


j'emporterai
ces images aux aguets
à ce bois de lisière
qui roule sur les mots
ceux des dernières fois

chevreuil d'acier
autant d’ardeur
le trépas sous nos yeux
comme un lieu d'évidence

palissade funeste
un râle monte en toi
et d'un ultime souffle
bondissant sur tes planches
un lourd silence de juin
et des cloches muettes

le pain avait la bouche pleine
condamnée à l'étreinte
dans le sang et la chair
sur nos lèvres soumises
bien trop de peine
pour pouvoir y goûter

lundi 19 juin 2017

on the road


again

comme l'alerte de rien
à la couture urbaine
débusquer la lumière
le fief où elle sévit

contre sa joue d'origine
le parti pris du jour
que laisser d'autre de nous
qu'un long compromis d'épaules

la route est ailleurs
qui sait d'où je viens
et son rêve est partout

"nous étions jeunes et larges ..."

pn the road

lundi 12 juin 2017

chouïa


en voilà bien
des milles et des cents
en voilà bien de la poésie

affranchi du réel
le petit monsieur du marché
ne t'a pas reconnu
a craché sur ton soir

pourtant
je lui avais parlé de toi toute la nuit

c'est dans l'ordre des choses
peut-être avait-il déjà franchi la ligne
et plus rien à te dire ?

en voilà bien de la poésie
des milles et des cents
toi de retour à tes pénates

à leur trottoir à leur talent
les chinoises du faubourg
accueillent aussi le dernier client
d'un crachat sur un bout de trottoir

d'une fraternité augmentée
manière de signature
qui en vaut bien une autre
elles s'en donnent à cœur joie

samedi 3 juin 2017

le pas


après longtemps d'amour
ce souvenir invétéré
d'émeutes et de chair
nul grief au cœur
prendre le pas du vent
sa moitié de chemin

vendredi 2 juin 2017

Tribute to


à vos rafles de mots
cette parole déportée
qui nous rassemble

pour partir nul besoin de s'évader

(Tribute to Robert Desnos, Paul Ceilan, Benjamin Fondane, Uri Orlev, André Verdet, Serge Smulevic, Jean-Pierre Renouard ....)

lundi 29 mai 2017

clair-obscur


comme une présence

dans le plus simple appareil
la parole renonce à son hasard
que le temps clandestine et conjugue

l'artiste dénué dit la beauté éparse
enfouie dans la langue de l'autre
il la couche dans un lieu d'évidence

car il croit que le verbe soigne le monde

CO

samedi 27 mai 2017

...


ça s'est trouvé comme ça
le vent accompagné
a choisi ta chemise

il est couleur d'absence
avec du dedans
son seul endroit c'est contre toi

jeudi 18 mai 2017

grands bancs


nord sud
d'eux continuait la route
l'ardent pays
cette trainée de rage
du haut de toutes leurs nuits
à partager la joue du vent
une langue commune
au sel de la terre neuve

instant présent


l'un dans l'autre
à ce champ de pagaille
l'inachevé toujours
et la plume des vents
couvent le feu sacré
d'un ciel bleu pour rien
qui nous met au présent

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