POETIC.fr

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi 20 septembre 2017

villégiature (alternate take 2017)


je te veux à la corde
accomplie
rassasiée de ces jours bleus de Manche

petite idée foraine en ligne de fuite
la pluie a mis des gants de puisage
pour épouser nos fondations

mais qu'allons-nous faire de son fleuve

samedi 16 septembre 2017

copyright


copyleft moi

donne moi azur et tout
sous les nuages
et lèvres douces autant
sur le visage
laisse moi faire mise au point
focus ou arrêt sur image

ta prose de vie
sans droit d'auteur
cent fois
ni loi
m'a prise de vue

copyleft moi

mercredi 13 septembre 2017

résilience


que tu n’ailles point
d'une épaule violente
rompre la baie furieuse
de nos histoires anciennes

ce qu'il reste de nuit
les odeurs de l'enfance
et cette route ouverte
sur un ciel en bataille

contre poème
bon cœur
isole ce qui peut l'être
essuie ta peine
au tablier du temps
celui des retrouvailles

si les yeux singuliers
qui t'ont vu naître
s'obstinent au rivage
qu'au tiède azur tu consentes
enfin abattre la muraille
et faire briller au fond des tiens
les lumières du grand large

lundi 11 septembre 2017

Cambodge en Caux


pesant

lundi 4 septembre 2017

novice


peut-être le bruit
le poète immobile
a choisi
nos bras ballants
pour poser son silence

de l'autre
il nous apprend le meilleur des lèvres
comme un trait incertain
dresserait sa parole

son étoile est perdue
qui règle nos morceaux de fatigue
et nous retrouve vifs
les yeux pleins et cernés
aux doigts ferrés de la nuit

jeudi 31 août 2017

me suive...


qui même
tel un pitre
comme on crache par terre
aussi vite choisi
qu'un poème oublié

derrière la vitre
à l'heure nouvelle
la grosse pluie d'ici
s'en vient défaire
comme une eau doit couper
ce que l'été a fait

de quel abîme aussi
rendre l'ombre gonflée
cette vague coupable
à nos pieds déposée

mercredi 30 août 2017

sirocco


il me souvient
ce "désir sans douceur"
la course folle de nos pas
aux pieds parfaits

le long chemin de vérité
que nous prenions à la légère
qui dans son dévoilement
portait la doxa
d'un troupeau monstrueux
à l'opinion confuse

en nous tremblaient déjà
les ventres chauds de l'été
ce très grand vent de sable
entre désert et méditerranée

dimanche 27 août 2017

Impression

impression 3

samedi 26 août 2017

alternate take


prendre l'eau
cette poésie du milieu
qui s'écrit vers la mer

une racontée
comme on revient de l'été

une espèce de drôlerie
qui n'y va pas par quatre chemins
mais qui échoue à nous dire

mardi 22 août 2017

bleu de Gênes


sur le front du jour
dès la première ardeur
le ciel ouvert rend hommage
à la grande agitée de l'amont

unissant la lumière à la peur
la roche fascinante
offre une revanche de couleurs
au temps qui délave mollement
tous les bleus de sa côte

elle fait semblant de fuir
et "le tue en l'émerveillant"

dimanche 13 août 2017

SDF


bonhomme de chemin
ou pénétrante révérée

fin mot
à la ville couchée
qu'une mèche lente
met en demeure

petite tristesse
avec comme seule ambition
ce rêve de voyage
pour savoir qui tu es
toi qui nous sommes

FB

vendredi 4 août 2017

ombre & lumière


ombre&lumiere 3


fish oil 1


fish oil 3

mardi 1 août 2017

Key largo


la grande évasion
ondule sous la tôle
l'horizon y invite
toute une industrie de lumière
qui rouille des mécaniques
à en perdre le devant

largo

High-Key


nous dans nous
un jour perpendiculaire
à méditer le profond
de quel abîme encore
se joue le bleu du ciel

de key en quai
la charpente d'acier
arrange son bordage
comme une signature

tout en moi s'agitent
nos petites victoires
l'appel du voyage
et ma cale sèche

high key 1

jeudi 27 juillet 2017

terre-mer


quand l'intérim
paie sa tournée
façon grands ducs

bavard des yeux
c'est du brutal au comptoir
qui range la boutique
et ma douleur intra-muros
dans sa boite de nuit

le destin y travaille au noir
à de nouvelles frontières
et grand seigneur du périmètre
invente un autre territoire

mardi 25 juillet 2017

clair-obscur

CO

révérence

révérence

lundi 17 juillet 2017

nuit câline


venue d'orient
d'une mer de Chine peut-être
l'ombre impatiente appelle
au vent des auréoles
le clos masure
s'en va faire sa nuit

auréole

Eloge


comme un lundi brisé
en ce lointain énorme
toujours le même endroit
à son trop plein de ciel

toujours
le même cœur plié
à recracher les touffes de nuit
un "rêve privé de paysage"

et soudain
d'un bleu inachevé

la mer

mercredi 12 juillet 2017

malin


qu'épuise le désir
et le silence ardent
l'errante maladie
attendre
encore un peu
d'autres plus jamais ça

de quelle éternité relève
ce vent têtu
à rebondir encore
sous la forme du temps
qui miaule qui implore
le poison et le fiel

de quel abîme ce corps
comme l'emporte pièce
découpe un seuil au bord
et tout le bleu du ciel

acte sud


et sinon moi
ému
dans de lointaines chambres

en cet arrière pays
plus ou moins bas
qui boîte

quel autre inespéré
aux éveillés dans l'ombre
qui boit entre les lignes
et voit passer en nombre
les errants droits flottants

et pour seule réponse
à cet absent aigu
une absence de signe
d'un monde qui renonce

au bois brulé brulant
à ce pluriel ailleurs
à la bouée du temps
accroché
ballotant
recommencer à vivre
de ce passage autant

finir ici
meilleur
et n'y plus revenir
recommencer à vivre
pour se sentir vivant

lundi 10 juillet 2017

hydrocarbure


petite grâce estivale
qui canicule dans la jointure
me lance une étreinte carbone
et son bassin d'infirmité

devant moi
ce chahut du regard
comme un errant droit
à l'énergie faux cils

fossile

- page 1 de 39