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lundi 22 août 2016

impromptu (5)


elle avait du devant
le teint tristement doux
d'un souvenir d'alcool
remise de peine rousse

il ondulait
dans la trouée

qu'importe autant
le vent joyeux et fou
ce coup de langue
comme on racole
à la dernière secousse

vendredi 19 août 2016

impromptu (4)


passe moi le soleil
raconte moi un peu
le feu sacré
à bouche que veux-tu
l'ombre du fleuve
l'inédit propre à rien
parle moi de tout
de la mousson
du sel au bras long
comme un grand cri d'amour

mercredi 27 juillet 2016

impromptu (3)


presque bleu
l'impossible n'est jamais loin du marin
à l'angle du peu le cœur est gros
il change sans cesse de forme comme la mer

lundi 25 juillet 2016

fétiche


car le voici
le vent sans tête
qui monte du lointain rugueux

d'un ciel aux manches retroussées
la langue bien pendue aux caisses de la mer
sa ferveur heureuse s'en revient de l'été

encore un juillet à volonté
qui n'ira jamais plus loin que ma soif

Malo

mercredi 13 juillet 2016

succès damné

juillet
juillet
juillet

le matin a levé
j'ai rencontré ta belle idée
aux mots fériés
la langue bleue d'ailleurs

sans rien en dire
je me coucherai sous l'éclat
la paume buissonnière
et les poches légères

mardi 12 juillet 2016

impromptu (2)


d'usure
presque bleue au bras long
l'habituée d'ici n'a pas son pareil

tout l'enfoui du matin
ne paraît jamais loin

cache misère
d'un prête-mots en palissade
la planche qui t'enclôt décline à bloc

palissade

mardi 5 juillet 2016

traître mot


juillet fou
propre à rien
à faire feu de tout bois
le charbon est humide
ton manque d"étincelle
ne l'y reprendra plus

à la va-comme-je-te-pousse
aux bras courts de

l'été

un dernier mot
qui s'en laisse compter

impromptu (1)


ma bande passante
change de présence
c'est dans l’ordre des choses
ces petits riens disponibles à partager ici ou là

mardi 28 juin 2016

fatigue


lin torturé par le vent
la pluie et sa moitié de colère
fourrure étonnée
autant de nuages à ruminer
heureusement la plaine

fatigue

mardi 21 juin 2016

l'éveillé


est-ce l'intuition du jour
qui se laisse deviner
avec obstination sans y paraître

la feuille et le corps sont liés l'un à l'autre
dans un deuxième été
un rêve creux et entier qui chante derrière nos talons

l'éveillé

lundi 20 juin 2016

à vue d'œil

à vue d'œil


enfant je ne savais rien des alentours

ils me sont apparus

aussi
je sais bien mieux que vous
la forme des choses à venir

je me suis forgé des yeux
des yeux d'avant
qui me tiennent si loin

la beauté est leur fruit

leur immense délicatesse
et ma patience

mardi 14 juin 2016

l'un dans l'autre


au cas ou rien
l'échappée belle
le soir bien long
quand tu ne seras plus
à ce fragment de juin
qu'une valse lointaine

je

au cas ou rien
sur ton épaule nue
au soir bien long
déposerai petite laine
et ce fragment de juin
pour que tes mots reviennent

vendredi 10 juin 2016

zou


à mots comptés
débusquer la lumière
le fief où elle sévit
je n'irai pas contre le temps
le parti pris du jour
les routes sont ailleurs
et le rêve est partout

zou

jeudi 9 juin 2016

Paris plage


le vrai du fleuve roule un bazar
son ailleurs est ici

toute incertaine
la rive à volonté s'en retourne à sa grande dilution

de l'autre côté de l'eau
la ville ouverte s'imagine que midi c'est l'été

seine

mardi 7 juin 2016

sur parole


encore un peu dans ta nuit
j'écris avec les yeux
un départ sans grande ligne

que faire de toute cette lumière
et sa bande de mots

partager le repli
la tentation de l'ombre ?

repli

lundi 30 mai 2016

Verdun 2016


la plume des saisons
couve un feu sacré
je ne sais pas de rouge
qu'autant de sang versé

l'un dans l'autre
fécondes écarlates
et le ciel acharné

à ce champ de pagaille
l'inachevé toujours

rouge2

mercredi 18 mai 2016

hermétique



sous l'ardoise
d'aucune sous-pente
prisonnière
l'idée s'éprend du silence après l'averse

comme d'aucun ciel
l'eau de la haut
est son eau de traverse
dispersant tout l’enfoui
de la journée bien neuve

un peu de l'autre
cet autre qui s'éveille ainsi
qui a jeté la clé
et se tient à la porte
mais qui rêve encore sa ville


dimanche 15 mai 2016

entre le monde et moi


l'insolite et sa ration d'imprévu
le juste passage de l'ombre qui ne dit rien de la vie
une peau ancienne comme nulle part
où se lit seulement l'irrémédiable
où l'on devine un peu de l'invisible étrange
nos yeux d'avant les yeux

"du temps que j'étais nu"

rail

vendredi 22 avril 2016

bleu de pierre


ma zone libre n'est qu'une grève mal habillée
qui dépasse l'été

à mots comptés
elle débusque la lumière
à son élargissement
le fief où elle sévit

échouée volontaire
n'être à son couvre feu écrit d'avance
qu'une langue première au ciel indifférente

vendredi 15 avril 2016

pour rien


tout est en route
à renouer le lien de ce qui est passé

poser
contre ta joue d'origine
l'autre côté de ma main
pour savoir d'où je viens

libre de doute
ramasser bien autour
les voix inachevées
ouvrir la ville facile

juif pour rien
demeurer à moitié
cette banlieue déportée
comme peau de chagrin à la couture urbaine

mercredi 13 avril 2016

...

La poésie n'est pas visuelle, mais elle est obsédée par le visuel. S'il ne faut céder totalement à la tentation de l'abstrait mettre un morceau du chaos dans un cadre serait une bonne raison de s'en tenir à un silence fragile pour dire l'humanité. Un silence acharné qui dure se contente de peu et encombre le monde.

visuel

jeudi 7 avril 2016

...


poche cailloux
joue des ongles dans la cour d'avril
mâche cent fois la corde usée aux promesses du jour
à la faveur de ce qui reste d'épaule
prend le parti d'un trois fois rien de ciel
nu de printemps
poche cailloux
s'en retourne à la terre
et l'innocence d'un petit vin de soif

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