POETIC.fr

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 8 décembre 2017

petite débâcle

noué à la nuit
l'hiver est sur la table
la terre de débâcle
fait son métier en prévision du nouveau
elle sait bien ce que perdre veut dire

"son train s'est perdu, il transportait un poète" débâcle

jeudi 7 décembre 2017

transfert


imprévisible désert
mais quel esclave es-tu
qui libère en nous
cette part d'infini

ciel contre ciel
je connais une pierre
de patience au sable nu
sans appel qui tranche
nos âmes contenues
en rondelles et telle
une arme blanche
perce cent puits de larmes
pour une absente aigüe

à Sarah A

transfert

vendredi 1 décembre 2017

le port de Fécamp

fécamp

lundi 27 novembre 2017

équinoxe


à ce pari tendu
tout est présent
sur le qui vive

où possibles sont
grises crevettes
étrilles moirées
et autres coques fines

au sel de fruit
comme on se défait de soi
d'une mer dépassée
chacun y va de sa petite pêche
de sa petite bêche
où l'écume se retient

quel miroir s'inventer
légende de belles vagues vertes
à l'implacable clarté

toi qui ne sais qu'essuyer
de mes pieds froids
le sable vif incrusté

dimanche 26 novembre 2017

au fond

œil

jeudi 23 novembre 2017

hydrofuge


tireur d'élite
encore tout un matin à défaire

l'échappée ou l'esquive
une infortune de falaise
au romantisme inversé

enclin à l'intact
le temps ici se dresse
face au récif

pierre après pierre
comprendre enfin le sol natal
cette géographie secrète
condamnée aux minutes du vent

lui faire dire ce qu'elle entend
l'eau droite de l'ému
le frêle et l'esquif
car en se taisant il me parle

un mot à mot d'urgence qui scelle
une parole à prise rapide


mardi 21 novembre 2017

terre du milieu

hobbit

mardi 7 novembre 2017

spécimen


de l'automne ou la feuille
qui fait métier de roi ?
l'un obéit au bois
l'autre au doigt et à l'œil

et quand le vent l'emporte
sur mes mots sans retour
Il y a ton amour
posé devant ma porte

l'art et ...

l'arrêt des cars et son train de nuages.

train

samedi 4 novembre 2017

j'irai là-bas


pleine terre
tout est en route

affranchi du réel
le jour s'échine à ton entière défaillance

demain j'irai là-bas
dans le secret des formes
je sèmerai un dernier grain sans nom

cette virgule propre
comme lumière promise au feu de peu
sera pierre de patience
dans ton jardin à l'article de la mort

glyphosate

réflexion (2)


falaise
toute une année d'errance
se retient à l'azur

comme le vent tourne dans son désir
l'eau forte est sur la brèche
ronge les mots du temps

l'usure est sans retour
invoque l'imminence
au précipice
ne laissant à la pierre
le temps de réfléchir

réflexion


éparpillée
d'un sommet l'autre
dans l’embellie même
d'un reste de tempête
la lumière penche

la terre battue a retroussé ses manches
elle renvoie au ciel un désordre d'altitude
pour ne pas laisser au vent
le temps de réfléchir

éole1

jeudi 2 novembre 2017

Calvaire du 'Hameau joyeux'

calvaire

mercredi 1 novembre 2017

vivement


en ce matin entier
le vent en a fini de son usure
le point du jour s'échine aux lèvres du passé

vivement nous
l'abord et le rebond
toute une éternité de hasard

de cette échappée belle
j'envoie avec les yeux
un vivement doux à nos autres prochains

samedi 28 octobre 2017

.../


au bois de coupe
cette échappée de peu
toute une vie dite sans accent
l'hiver est sur la table
il ne faut pas laisser aux mots le temps de réfléchir

coupe

toi de novembre


toi des autres
attendant l'hiver
qui ne sait d'ombre
que ce novembre dernier
à ton doux visage

toi

vendredi 27 octobre 2017

l'hiver attend son heure

impression 5

fausse commune (je ne sais)


je ne sais de misère
que cette bête en moi
moribonde acharnée
errant au plus profond
mais qui recherche au bord
tapis là aux abois
une chaleur docile
la douceur de ce bras
d'autres ailleurs
peut-être

et tout est caché là
qui tourne tourne en rond
dans les formes fragiles
aux épluchures du temps
et les accents du corps

je ne sais de misère
que cette bête en moi
moribonde acharnée

et ne sais
de nous deux
ni par quatre chemins
ce qui va
fort ou pas
et la retient encore


mercredi 25 octobre 2017

à l'envers

de quel bois je me chauffe...


à l'envers

lundi 23 octobre 2017

a fresca


j'ai d'autres rêves
que ces pas dans la neige

la lumière de ceux qui ouvrent en secret
le murmure d'un geste soudain

ta bouche sous les arbres
son ruissellement
ce nom propre comme tes cheveux défait
comme si tout devait recommencer toujours

moi qui souris au sens caché du temps
un rien commun tout à côté du tien

toi qui divises cette parole tombée du ciel
comme autant d'armes à la nuit claire

Parle ...ment

Strasbourg 1

vendredi 20 octobre 2017

têtu


basse mer
sur le qui vive
mes yeux commencent avec toi

au jour point
ce coup d'esquive
à ton rudiment de calcaire
tout retourné d'oiseaux et de vent

courte terre
avec si peu de feu au bord
les bras têtus à ton limon serein

dire qu'il faudra se taire
et faire avec
encore

- page 1 de 41