POETIC.fr

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 8 février 2010

Comme un prénom



commun



jeudi 4 février 2010

Comme un prénom



au coin du peu
je ne sais d'autres échéances
que l'ombre émue des gens d'ici

de sa hauteur inestimable
l'absence se reflète comme un prénom

lune lève toi

la rue n'en finit pas de boire ta nuit
sa bouche d'alliance tient un dernier baiser
au bain froid de la ville

dimanche 24 janvier 2010

tu rêvais d'être libre



paisible chambre de l'hiver
celle des essoufflés
qui aiment pour ne rien dire...

survivre au feu qui parle du dehors

l'orbe trop court de janvier
et la graine gélive
le soleil fou aux mains crues
qui sculpte un songe héroïque

aux corps ébouriffés
une parcelle de caresses

le flou des choses où la sève se hisse
la nuance impatiente et l'exploit

"tu rêvais d'être libre et je te continue"


lundi 18 janvier 2010

Rêve général



l'horizon ému découpe le regard
aux tendres allongés

unis dans le saisissement
il verse au jour un demi désir délicat

pleins d'eux même
rendus à la houle
les corps se sont levés où le soleil se couche

de leur superbe
à l'avenir sans avenir

de leur baiser aux lèvres de pauvreté
ils rendent un souvenir tout neuf qui attendrait son heure
un sang précieux pour conjurer la cendre

aux mille de l'inutile
seul un nuage atteint la lumière de croisière
et dépose un préavis de rêve illimité.

vendredi 15 janvier 2010

L'inhumaniterre



au liseré des toits
je hurle de nuit

insulaire
nu de ce rire en morceaux
le gouffre captif a la reconnaissance du doute

l'œuvre est pointue
qui griffe encore les ruines

d'un oeil comme un prétexte à l'archipel
elle repasse les corps tièdes

de chasse et d'insomnie
j'ai goûté tous les alentours
mais la ville ne dort plus avec moi

entre l'insulte et la prière
un ange est aux entrailles

"nous ne sommes pas un siècle à paradis"


mardi 12 janvier 2010

Prosaïque


le temps d'écrire

cela devait finir ainsi
pour l'homme prosaïque de janvier
pauvre d'une formule impossible

jeter des mots au centre de l'hiver
pour que la braise se tienne droite

le temps de vivre


dimanche 10 janvier 2010

Tout doit disparaître



En attendant des jours meilleurs
je solde un cri d'amour
au monde désenchanté de la marchandise.

Sous l'étiquette,
la moindre des choses rayonne
en cette grande frénésie de convoitise.

Tout en fracas d'étendards
aux excès de civilisation,
la ville jette sa vie en trop, la belle affaire.

De ces trois fois rien qui m'ont eu
je veux battre le grand marché noir
à telle enseigne, l'inanité de son rire
esclave d'une rumeur aux abats du jour sale.

Je veux pendre aux murs,
ma zone libre qui braconne dans l'hétéroclite,

Tout doit disparaître


samedi 9 janvier 2010

Le crieur



je jette un cri
le cri descend le fleuve
le fleuve roule le désir de nuit
la nuit enchante le chemin
le chemin se prend pour la pierre
la pierre heurte le front
je jette un cri


samedi 2 janvier 2010

L'inespéré



Au jardin des simples
l’artiste dénué dit la beauté éparse
et croit que le verbe soigne le monde.

Parole,
renonce à ton hasard
l'envers est trop leste
qui parle de l'autre illimité.


jeudi 31 décembre 2009

Garde à vue



je garde à vie
l'envie de vous
je vole à vue
je vous l'avoue

à vos cheveux
jolis ma joue
magie du jeu
se voue ravie

je joue ma vie
je garde à vous
je loue en voeux
m'en voulez vous

j'avoue le jeu
hors je de vous
jaloux l'enjeu
le rendez-vous

je joue le jeu
m'en voulez vous
je vous enjoue
je vous en veux

je garde à vous
je garde à vue
je garde à vie
l'envie de vous


mercredi 30 décembre 2009

Il attend que je dise



Juif à demi aux cernes prodigues
la mémoire me clandestine aux arènes du temps.

Voici de cet entier demain le rêve épais.

Il attend que je dise,

le marcheur ancestral et puissant
qui laisse un baiser froid sur toute chose.

Il attend que je dise,

l'étoile ivre de suie et de malédiction.

Dans son encre première mon ombre martelée
qui la cherche sans merci.

Il attend que je dise,

la victoire du lien fou sur le germe docile,
ce chemin d'huile et de charbon aux ventres amputés.

Il attend que je dise,

le cuivre cardinal et intime
qui saigne au jour circoncis de l'hiver.

Il attend que je dise,

les taches encore chaudes,
de droite à gauche
cette écriture de retraite
qui répugne au vent de l'évidence.

Il attend que je dise, moi,
ce fils qui brisait le verre par dessus ton épaule.


dimanche 27 décembre 2009

Juvénile



Hâte-toi dans l'improvisation
et l'aisance nocturne.

La nature distraite
ignore les ailes que tu lui tends.

Sa grande toilette reste sourde
à ton ardeur sacrée.

Prête à pousser la révolte
qui se tient dans ce chant nouveau d'éternité
la mue imaginale aura raison de l'écorce imprudente.

samedi 26 décembre 2009

Matin premier



Matin premier

tout un jour à chercher à te plaire

je ne sais plus rentrer chez moi

partout ailleurs donne sur la vie

ici aux quatre langues du monde

je me suis dévêtu pour élargir l'horizon

à mots comptés le désespoir radieux

m'a conduit vers ce delta positif

mais personne ne survit au voyage de sel

tout un jour à ranger la nuit et son échéance


mercredi 23 décembre 2009

Organique



De mon erreur natale subsiste l'initiale insouciante.

A l'envers des soupirs du monde
le jour appelle la nuit.

Je t'apprendrai le mythe du séraphin underground
qui affranchit le soleil de bascule
pour coudre à jamais les lèvres du temps.

Je te parlerai de ce singe nu
persécuté par la géométrie opulente de la matière.

Je te dirai aussi le hasard,
l'enfant unique,
l'âcre solitude du migrateur au seuil de l'inconnu.

Aux confins de nos rites,
ardent dans ce glorieux fugace,
je te réciterai mon amour à haute voix.

Précieuses d'un long manteau de verbes
nos intermittences exaltées n'auront plus de limite.

L'indiscrétion de nos infinis sonnera alors
en prélude au grand carnage primitif,

...la prise de nos entrailles.


mardi 15 décembre 2009

Manhattan transfert



de son bleu maternel la nuit dit qu'il est l'heure de réunir la sève et le sang

l'heure de la loi mosaïque qui relie à l’unisson du réel

les trésors du nouveau et de l’ancien

l'heure d'apprendre l'intraduisible langue qui pousse la roue de la durée

sa flamme d'intérieur nous parle de si loin

je vais la haïr de ses sous entendus

comme un pretexte à réunir les draps

pour que la peau et la lumière se découvrent

la fugitive surgira enfin au milieu de nos extrémités belliqueuses

la rue entière comme un édifice absolu de cette promiscuité effrénée

résonnera du mythe de l'errance

à pas tenus

toujours trop tôt

demain sera ce livre de faillites aux embouchures amnésiques

ce pèlerin désoeuvré à l'écriture posthume

qui perd une blessure au bout de mes lèvres

elle me dira alors comme tu l'aurais aimé


dimanche 13 décembre 2009

Play mobil



Amélie aime à l'eau
Mélanger l'aube lente
La mélodie des mots
La mélisse et la menthe

Mélanger l'aube lente
Au teint blême et lamé
la mélisse et la menthe
Aux larmes emmêlées

Au teint blême et lamé
Belle Amélie simule
Aux larmes emmêlées
Du rêve la formule

Belle Amélie simule
Mêle au lit le formol
Du rêve la formule
Funambule s'envole

Mêle au lit le formol
Mais l'ange honni hélas
Funambule s'envole
Part sans laisser de trace

Mais l'ange honni hélas
Mélange une idée folle
Part sans laisser de trace
Autre qu'une auréole

Amélie aime à l'eau
Mélanger l'aube lente
La mélodie des mots
La mélisse et la menthe


dimanche 6 décembre 2009

Baroud



Baroud



lundi 30 novembre 2009

Navigo



si tu n'es pas la ville sous entendue
le contour ému de nos fatalités au pas

si tu n'es pas la distance échappée
l'octave fanatique de nos rails d'échec

si tu n'es pas la meute nouée
aux cernes souterraines

si tu n'es pas non plus ce décembre attardé
le jour de faïence au bord du clou

je choisirais alors le dérisoire échu
qui croise nos cercles bleu de Gênes

celui qui entre deux sourires
jette ma bouche dans la tienne

vendredi 27 novembre 2009

Porte passagère



le langage du temps
se fige dans la cambrure

au cintre argenté du monde
l'homme ombilical
écrit aux éclats

démons et merveilles
à l'entre-deux originel

mercredi 25 novembre 2009

SOS amour



amour



dimanche 22 novembre 2009

L'étranger



acquis aux confins de ce ventre à d'autres identique
l'insouciance et le sang sur les cuisses
ne suffisent à mon jour

les soirs de grande frime
la leçon de misère durcit le mot trempé
la rumeur à l'étreinte assidue montre encore le temps

est-ce la peine perdue
le réel et son double se jouent de l'immobile accru

là où tu ne seras que le bruit d'une pierre jetée
une plainte contrite au long loin maternel

là où tu plieras un genou de reproche
sur nos rêves et nos restes indus

je renaîtrai

sur la plage arrière de ton coeur
j'aurais déposé mes origines
tel un objet perdu
une prière d'occasion n'ayant d'égard à rien

jeudi 19 novembre 2009

Ca déchire



au grand cercle des proportions
le marbre haut fait la rime fine
se pose sur l'épaule de gloire
comme un papillon de cire chaude...

ce faux col au cou lisse
est une image innée

il faut des anti-mots,
pour suivre un siècle rare
recoudre les masques étourdis du monde
sur nos anti-têtes
et déchirer l'étendard à l'oeil unique

- page 1 de 15